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Économie - Crise au Liban

Subite dépréciation de la livre : le dollar aux alentours de 94.000 LL sur le marché

Cette nouvelle intervient alors que le mandat du patron de la Banque du Liban, Riad Salamé, se termine à la fin du mois, sans que la question de sa succession ne soit tranchée.

Subite dépréciation de la livre : le dollar aux alentours de 94.000 LL sur le marché

Une personne comptant des billets de livres libanaises. Photo d’archives Joseph Eid/AFP

Après plusieurs mois de relative stabilité, aux alentour de 93.000 livre libanaise contre le dollar sur le marché parallèle, la monnaie libanaise a connu samedi après-midi une nouvelle dépréciation subite, le billet vert s'échangeant aux alentours de 94.000 LL, selon certaines plateformes en ligne peu après 19h, heure de Beyrouth. Le taux avait brièvement dépassé les 98.000LL peu avant 19h.

Le taux officiel de la livre est de 15.000 LL contre le dollar, après avoir été maintenu pendant 25 ans à 1.500 LL.

En mars, la livre libanaise avait atteint un taux record de dépréciation à 143.000 LL contre le dollar, avant de reprendre de la valeur et se stabiliser aux alentours de 93.000 LL pendant plusieurs mois.

Cette nouvelle dépréciation intervient alors que le mandat du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, s'achève à la fin du mois, sans que la question de sa succession ne soit tranchée, notamment en raison de la crise politique en cours et de l'absence d'un président de la République. Quant au gouvernement actuel, il est chargé d'expédier les affaires courantes.

Riad Salamé fait l'objet de plusieurs enquêtes au Liban et en Europe pour corruption, alors que le patron de la BDL, en poste depuis 1993, se défend contre ces accusations. Il est tenu par une frange de la population et de la classe politique comme étant l'un des responsables de l'effondrement économique au Liban, entamé en 2019.

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Selon certains observateurs, le vice-gouverneur de la BDL Wassim Mansouri (chiite, proche du président du Parlement Nabih Berry), devrait succéder à Riad Salamé.

Mais début juillet, les quatre vice-gouverneurs de l’institution en poste depuis 2020, Wassim Mansouri, Bachir Yakzan (druze gravitant entre le Parti socialiste progressiste et le Parti démocratique libanais), Salim Chahine (sunnite, appuyé par l’ancien Premier ministre Hassane Diab) et Alexandre Moradian (arménien-catholique, soutenu par le CPL), ont solennellement appelé la classe dirigeante à trouver un successeur à M. Salamé, et menacé de démissionner.

La direction de la Banque centrale est nommée selon le système de partage des pouvoirs sectaires qui régit les postes de haut niveau au Liban. Le gouverneur doit être chrétien maronite, tandis que les quatre gouverneurs adjoints - un musulman chiite, un musulman sunnite, un druze et un arménien-catholique - doivent obtenir l'approbation des chefs politiques représentant leurs communautés respectives.

En plus de trois ans de crise économique au Liban, la monnaie nationale s'est dépréciée de plus de 98 % de sa valeur par rapport à l'ancien taux officiel. Pendant ce temps, sans président ni gouvernement de plein exercice, les autorités libanaises piétinent dans l'adoption des réformes nécessaires pour enrayer l'effondrement économique et financier.

Après plusieurs mois de relative stabilité, aux alentour de 93.000 livre libanaise contre le dollar sur le marché parallèle, la monnaie libanaise a connu samedi après-midi une nouvelle dépréciation subite, le billet vert s'échangeant aux alentours de 94.000 LL, selon certaines plateformes en ligne peu après 19h, heure de Beyrouth. Le taux avait brièvement dépassé les 98.000LL peu...
commentaires (3)

Que le quorum se tienne bon gré mal gré et qu’on en élise un président, pourvu qu’il ne soit pas le vassal d’un parti.

Mohamed Melhem

23 h 24, le 15 juillet 2023

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Commentaires (3)

  • Que le quorum se tienne bon gré mal gré et qu’on en élise un président, pourvu qu’il ne soit pas le vassal d’un parti.

    Mohamed Melhem

    23 h 24, le 15 juillet 2023

  • "… Wassim Mansouri (chiite, proche du président du Parlement Nabih Berry), Bachir Yakzan (druze gravitant entre le Parti socialiste progressiste et le Parti démocratique libanais), Salim Chahine (sunnite, appuyé par l’ancien Premier ministre Hassane Diab) et Alexandre Moradian (arménien-catholique, soutenu par le CPL) …" - J’adore leurs créances… genre pas un seul n’a été sélectionné pour ses compétences techniques…

    Gros Gnon

    20 h 43, le 15 juillet 2023

  • Ce qui a été donné d'une main aux fonctionnaires, en d'autres termes les 7 mois de salaire qui vont devenir effectifs dès la fin de ce mois, va être repris de l'autre. Et ceci coincide avec le départ de Salamé. Un bluff.

    Esber

    20 h 19, le 15 juillet 2023

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