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Politique - Diplomatie

La présidentielle au menu d’une réunion entre Boukhari et le nonce apostolique

La présidentielle au menu d’une réunion entre Boukhari et le nonce apostolique

Le nonce apostolique Paolo Borgia et l’ambassadeur d’Arabie saoudite Walid Boukhari, lors de leur rencontre mardi. Photo tirée du compte Twitter de l’ambassade d’Arabie

Dans le cadre de ses réunions entamées depuis son retour au Liban, l’ambassadeur d’Arabie saoudite Walid Boukhari s’est entretenu mardi avec le nonce apostolique au Liban, Mgr Paolo Borgia. Selon le compte Twitter de l’ambassade saoudienne, les discussions ont porté sur les relations entre Riyad et le Saint-Siège, ainsi que sur les développements politiques au Liban, notamment la présidentielle. L’entretien intervient dans le cadre d’une bataille particulièrement corsée pour la magistrature suprême. Elle oppose principalement le chef des Marada Sleiman Frangié, candidat appuyé par le tandem chiite Amal-Hezbollah au grand dam des partis chrétiens majoritaires, à Michel Moawad, député réformiste de Zghorta, soutenu par l’opposition et perçu comme un candidat de défi par le camp adverse. Une bataille dont s’est distancié le royaume qui refuse de s’ingérer dans une « question souveraine libanaise », et se dit ouvert à tout président qui serait le fruit d’une entente. Sauf qu’un tel accord ne peut être atteint sans un feu vert chrétien. C’est sous ce prisme que plusieurs observateurs inscrivent l’entretien entre les deux ambassadeurs. Une lecture que les cercles proches de la nonciature apostolique ne partagent pas, préférant cerner l’entretien à sa stricte dimension protocolaire, Mgr Borgia étant le doyen du corps diplomatique au Liban.

Raï à Paris

La réunion entre M. Boukhari et Mgr Borgia intervient à deux semaines du voyage prévu début juin du patriarche maronite Béchara Raï à Paris. Il devrait s’entretenir avec le président français Emmanuel Macron à l’Élysée, plusieurs semaines après des spéculations médiatiques portant sur un troc dont la France est accusée de faire la promotion en vue de débloquer la présidentielle. Cette formule – rejetée notamment par les partis chrétiens, avec à leur tête Bkerké – prévoit l’élection du candidat du Hezbollah à la tête de l’État en contrepartie de la nomination de Nawaf Salam, ex-ambassadeur du Liban aux Nations unies et actuel juge à la Cour internationale de justice (proche de l’opposition), à la présidence du Conseil. Interrogé par la chaîne locale MTV, le porte-parole du patriarcat maronite, Walid Ghayad, a indiqué que le chef de l’Église maronite ne se prononcera pas pour un candidat bien déterminé, mais évoquera la situation au Liban en général, ainsi que la question des réfugiés syriens qui, selon Mgr Raï, commence à peser lourd sur le pays.

Depuis la première réunion des cinq pays (France, États-Unis, Arabie saoudite, Qatar, Égypte) impliqués dans le dossier libanais le 6 février dernier à Paris, les spéculations vont bon train sur l’imminence d’une seconde réunion, cette fois-ci à Doha. Mardi cependant, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a affirmé lors d’un point de presse qu’aucune réunion articulée autour du dossier libanais n’est prévue à Doha dans un avenir proche. Il a néanmoins assuré que l’émirat « continuera à jouer un rôle pour rapprocher les points de vue ». « Le ministère des AE mène des contacts avec plusieurs parties et coordonne de manière positive avec les protagonistes régionaux et internationaux » concernés par le dossier libanais, a encore dit le responsable qatari.

Mikati reçu par Berry à deux jours du sommet de la Ligue arabe

Le Premier ministre sortant Nagib Mikati s’est entretenu hier avec le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné, à deux jours de sa participation au sommet de la Ligue arabe, prévu demain en Arabie saoudite. Les deux responsables ont évoqué les dossiers que M. Mikati, qui présidera la délégation libanaise à Djeddah, compte aborder lors de cet événement. Ils ont également discuté de la situation générale dans le pays et des nouveaux développements politiques, selon un communiqué du bureau de presse du chef du législatif.

Au cours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des États de la ligue, le chef de la diplomatie Abdallah Bou Habib a déclaré avoir parlé à son homologue syrien Fayçal Mokdad du retour des réfugiés et de la lutte contre la contrebande de drogue dans la région, deux questions qui ont été au cœur des négociations entre les pays arabes et la Syrie au cours des derniers mois, selon l’agence Reuters.

Dans le cadre de ses réunions entamées depuis son retour au Liban, l’ambassadeur d’Arabie saoudite Walid Boukhari s’est entretenu mardi avec le nonce apostolique au Liban, Mgr Paolo Borgia. Selon le compte Twitter de l’ambassade saoudienne, les discussions ont porté sur les relations entre Riyad et le Saint-Siège, ainsi que sur les développements politiques au Liban, notamment la présidentielle. L’entretien intervient dans le cadre d’une bataille particulièrement corsée pour la magistrature suprême. Elle oppose principalement le chef des Marada Sleiman Frangié, candidat appuyé par le tandem chiite Amal-Hezbollah au grand dam des partis chrétiens majoritaires, à Michel Moawad, député réformiste de Zghorta, soutenu par l’opposition et perçu comme un candidat de défi par le camp adverse. Une bataille dont...
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