Le conseil d’administration du Mouvement international des chefs d’entreprise libanais (Midel), qui compte notamment des membres dans plusieurs Chambres de commerce dans le monde, a considéré hier que la situation du pays était loin de laisser espérer une reprise des investissements à court terme.
« Les investisseurs libanais ont le sentiment que l’État les combat au lieu de les soutenir et de les assister », estimant que l’action des autorités laissait craindre « une stratégie visant à démolir les institutions et le secteur privé » au profit d’une économie parallèle basée sur le cash et favorisant la contrebande et le blanchiment d’argent, a notamment déclaré le président du Midel, Fouad Zmokhol.
Selon lui, les entrepreneurs locaux et de la diaspora « n’investiront pas une livre » tant que la classe politique n’aura pas cessé ses dérives. « Bien avant la question des réformes essentielles, il faut que les dirigeants cessent de violer la Constitution, en commençant par élire un président de la République puis en permettant la formation d’un gouvernement de pleins pouvoirs qui dispose d’un plan clair pour redresser le pays », a-t-il encore déclaré, selon le compte rendu de la réunion du Midel qui s’est déroulée vendredi.
Il a enfin indiqué que les membres du Midel étaient prêts à mettre en œuvre un plan d’investissement pour relancer l’économie, si l’État leur donne de sérieux gages de sa volonté de faire respecter la loi.


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