Des tables de jeux recouvertes de feutrine verte autour desquelles les mêmes « groupes » se forment. Photo Michèle Aoun
Un restaurant, un hôtel, un bar, une boutique, une plage... Chaque premier lundi du mois, nous vous emmenons, à la (re)découverte d’un endroit inscrit d’une manière ou d’une autre dans la mémoire collective libanaise. À travers l’histoire de ces lieux, cette rubrique vous raconte pourquoi ils sont encore, aujourd’hui... cultes. Pour ce septième numéro, l’Aéro-Club du Liban, fondé rue Sursock en 1922.
OLJ / Gilles Khoury, le 01 mai 2023 à 00h00
Des tables de jeux recouvertes de feutrine verte autour desquelles les mêmes « groupes » se forment. Photo Michèle Aoun
Quel bonheur de lire cet article. Une plongée dans le passé que nous oublions facilement au vu de ce qu'est devenu ce Liban. Nostalgie et mélancolie, quand tu nous tiens....
Très sympa Gilles ton article sur l'Aero-Club. J'adore cet endroit hors du temps, et les personnes qui le frequentent! J'essaie d'y aller autant que possible! Par ailleurs j'y suis membre, ce qui étonne beaucoup de personnes autour de moi!
J'ai eu un grand sourire un peu nostalgique en lisant cet article.
l'autre jours, je prend un taxi de l'aéroport vers Aschrafieh, le chauffeur très sympa, caricature du milicien a barbe me dit avec l'accent de da7ieh : shou ? rayi7 3nd jame3it el comment ca va ?
Merci pour ce petit voyage dans le temps... Quel désespoir de voir cette epoque fondre sous nos yeux...
Achrafieh et ses bourgeois m'étonneront toujours. Dommage que j'aie quitté mon cher Liban. Ce club me rappelle les parties de bridge que ma tante Isabelle Zahar organisait dans les années 70 avec son époux et le couple des Traboulsi. Nelly Haikal
J’ai été sévère envers gille Khoury nous faisons tellement d’effort pour garder notre amour pour la francophonie notre savoir vivre pour garder ce qui nous reste de ce pays sacrifier par nous et tant d’autre merci quand même gille une tantinette qui voudrais faire hériter son savoir vivre Michèle Hadad
Quel bel article et quel dommage
Très beau article!
Un des rares havres de paix que mes parents Nadim et Jacqueline Naim ont frequentés assidument après le Club de l'Union Française a Zeytouné. Ils étaient devenus membres dans les annees 70, mon père pour une quinzaine d'annees et ma mère pour près de 50 ans. L'un et l'autres, lieux magiques au Liban où la haute bourgeoisie se retrouvée tous les après-midi pour une partie de carte, que ce soit, le Poker le Bridge, le 14, la Relance, ou la Tawlé et j'en passe. Ils étaient servis par une équipe qui leur faisait passer leur moindres caprices. Je me souviens surtout de Youssef qui tous les jours à 18h portait à ma mère son verre de Whisky White Label avec eau et glaçons qu'elle dégustait avec plaisir. Ne pas oublier la bonne cuisine de l'Aéro Club ou j'ai celebré le quarantième du départ de ma mère qui nous a quitté il y'a exactement un an aujourd'hui. Mon Dieu que de souvenirs. Si j'habitais le Liban je serais encore membre de ce lieu mythique, pour continuer à plonger dans une belle réalité libanaise qui me manque. Jacques Naim
j'aime bien les détails dans cet article. Feu ma grand-mere, a jouée au 14 à l'Aero presque toute sa vie ( jusqu'à 2 ans en arrière)... Elle disait pour rigoler, qu'elle s'est toujour sentie la plus jeune des membres :)) PS: elle n'est ni d'Achrafieh, ni elle y habite et pas Chrétienne...
Ça sent la naphtaline, mais ils ne nuisent à personne, que je sache ?
Les frustrations de l’auteur de l’article se retrouvent à chaque tour de phrase. Voilà, maintenant ces personnes n’ont plus de ‘pouvoirs octroyés’ et leur communauté est finalement en déclin. Et bien, profitez maintenant des réfugiés et des monticules d’ordures en attendant que cet aéro-club que vous détestez soit transformé en garage de réparation de voitures d’occasion. En attendant, les descendants de ces personnes iront contribuer à l’essor d’autres pays, qui, eux, sauront les apprécier.
Quel bonheur de lire cet article. Une plongée dans le passé que nous oublions facilement au vu de ce qu'est devenu ce Liban. Nostalgie et mélancolie, quand tu nous tiens....
08 h 15, le 10 mai 2024