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Culture - Ce week-end à Beyrouth

« Resilience.world », la scène électro résiste en faisant la fête

Le rythme rapide et enivrant de la musique électronique va battre au cœur de la capitale libanaise pendant deux nuits, c’est le projet « Résilience » de l’artiste palestinienne Sama’ Abdulhadi. Ces deux soirées gratuites sont une action de solidarité envers le peuple libanais.

« Resilience.world », la scène électro résiste en faisant la fête

La DJ palestinienne Sama’ Abdulhadi. Photo Derrick Santini

La scène techno connaît un grand succès au Liban et plus particulièrement à Beyrouth, mais cet élan musical s’est vu brisé, en partie, après la double explosion au port. Les soirées ont depuis repris, mais le public est devenu moins nombreux à cause du prix des billets qui rendent ces sets musicaux inaccessibles à un pan de la population.

Allier l’amour de la musique à une cause solidaire, c’est le choix que Sama’ Abdulhadi, productrice et DJ palestinienne, a fait pour son projet « Resilience » (résilience). Elle s’associe à plusieurs artistes pour organiser deux soirées gratuites dans un club de la capitale, Recess (route maritime, secteur la Quarantaine). Ces deux soirées correspondent au lancement de la plateforme « Resilience.world » à travers laquelle elle souhaite soutenir les artistes indépendants dans tous les pays qui résistent contre un oppresseur ou contre des conditions non propices à la création.


Le logo de la plateforme Resilience.world. Photo DR

Ingénieure du son de formation, et après plusieurs années dans le domaine, elle se lance à temps plein dans la musique. Sa découverte du style électronique s’est fait à Beyrouth, à une période où la ville grouillait encore de lieux musicaux et festifs. Une révélation autant musicale que personnelle, Sama’ Abdulhadi voit en ce genre de musique une forme d’expression de soi.

Lors de ces tournées, la DJ se sent liée aux spectateurs. « J’ai toujours voulu créer un projet qui a du sens, mais qui ne se limiterait pas au monde arabe. Je me sens connectée à mon public de différentes régions du monde, autant le Moyen-Orient que l’Amérique du Sud ou encore l’Europe de l’Est. Ce qui a en commun entre tous ces spectateurs, c’est la résilience qui n’est pas de l’activisme. Il s’agit plutôt du fait que ces personnes doivent prendre sur eux et espèrent de meilleurs lendemains. L’énergie qui se dégage de mes sets est unique. Ces publics font la fête comme je la conçois, comme s’il n’y a pas de lendemain et l’énergie qui se dégage est incroyable. Le projet “Resilience” c’est ma manière à moi d’aider ces peuples », affirme-t-elle.

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La plateforme « Resilience.world » est un moyen de créer des opportunités pour les artistes d’exprimer leurs arts et leurs parcours qui ne rentrent pas toujours dans la norme. Il s’agit d’une possibilité d’amplifier des voix, personnelles et communautaires, qui ne correspondent pas au discours dominant. La liberté est présente à tous les niveaux dans ce projet, du format à l’agenda en passant par les bénéficiaires. C’est donc à Beyrouth que le projet de Sama’ Abdulhadi prend vie sous la forme d’un week-end de DJ sets, samedi 29 et dimanche 30 avril.

L’artiste palestinienne veut permettre à tous les Libanais, pour qui la musique a toujours eu une place importante mais qui n’ont plus les moyens de faire la fête, de retrouver cette forme d’expression. En invité spécial, le DJ Richie Hawtin. Basé à Berlin, cet artiste canadien-britannique a plusieurs événements beyrouthins à son actif. Pour organiser des soirées d’une telle ampleur, une vente de t-shirts est organisée, à la fois lors de la soirée et sur internet, et les dons sont également possibles au travers de la plateforme. Un premier événement aux tonalités symboliques, puisque c’est ici même à Beyrouth que Sama’ Abdulhadi a découvert la musique électronique et l’expression qu’elle permet.

Réservations sur Ihjoz.com

La scène techno connaît un grand succès au Liban et plus particulièrement à Beyrouth, mais cet élan musical s’est vu brisé, en partie, après la double explosion au port. Les soirées ont depuis repris, mais le public est devenu moins nombreux à cause du prix des billets qui rendent ces sets musicaux inaccessibles à un pan de la population. Allier l’amour de la musique à une cause...
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