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Culture - Musique

Les Solistes de Beyrouth : une belle découverte

Les Solistes de Beyrouth : une belle découverte

Les Solistes de Beyrouth. Photo You K Production

Ce nouvel ensemble vocal est composé de quinze chanteurs de haut niveau qui aspirent à faire connaître différents répertoires en privilégiant l’exigence artistique et le dialogue des cultures. Fondé en 2021 et dirigé par Fernando Afara, lui-même baryton formé en France et en Suisse et professeur de chant dans différentes institutions européennes, l’ensemble vient de donner une série de concerts à Beyrouth. Tout d’abord au Musée national, sous le patronage du ministère de la Culture et du Conservatoire national, puis à l’Assembly Hall de l’Université américaine, et enfin à l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) et en l’église du Sacré-Cœur à Gemmayzé.

Le programme est éclectique, majoritairement composé de musique française : Gabriel Fauré, Léo Delibes, Francis Poulenc, César Franck, Charles Gounod, Théodore Dubois, mais aussi de deux œuvres libanaises du père Khalil Rahmé.

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Les voix angéliques s’élèvent avec pureté, donnant immédiatement le ton d’une intense spiritualité. Les choristes sont en même temps solistes et l’interprétation fait battre les cœurs dans une communion totale entre le public venu très nombreux et la scène.

Il faut dire que les œuvres choisies comptent au rang des chefs-d’œuvre de la musique sacrée, partitions envoûtantes, mélange de lyrisme maîtrisé et d’apaisement, servies avec nuance et délicatesse. Ici, pas de grandiloquence mais des accents teintés de couleurs flamboyantes pour entrer dans une intimité paisible qui n’exclut pas la puissance.

La battue de Fernando Arana est précise et sa direction sensible. Le geste est tout en vigueur mais aussi en douceur, veillant à faire ressortir les moments d’émotion. Les chanteurs le suivent attentivement, et il en résulte une grande homogénéité vocale et rythmique.

Yves Lafargue, organiste titulaire de la basilique Notre-Dame-de-Fourvière à Lyon et concertiste célèbre en France et en Europe, accompagne les chanteurs avec discrétion et élégance.

Dans la Toccata en sol majeur de Théodore Dubois qu’il interprète en soliste, Lafargue fait admirablement sonner l’orgue de l’Assembly Hall, expressif et grandiose,

mettant en exergue toutes les possibilités orchestrales de l’instrument.

Belle découverte que cet ensemble vocal, dont la seule présence constitue un acte de résistance et de foi envers le Liban à l’heure où la grande majorité de ses musiciens le désertent.

Ambitieux projet, par les temps qui courent, que de se battre en faveur de l’art en dépit de tout et de cultiver un idéal de paix à travers la musique.

Qui sont-ils ?

Valérie Mikhaël, Violetta Damaa, Georgette Sawaya, Christelle Naoum, Christèle Élias (sopranos) ;

Évelyne Wehbé, Marianne Naoum, Élise Saber, Salma Ghazali, Rana Yammine, Gioia Saber, Maya Hachem (mezzo-sopranos) ; Serge Medawar, Saba Younès, Élias Hachem, Élie Hélou (ténors et barytons).

Ce nouvel ensemble vocal est composé de quinze chanteurs de haut niveau qui aspirent à faire connaître différents répertoires en privilégiant l’exigence artistique et le dialogue des cultures. Fondé en 2021 et dirigé par Fernando Afara, lui-même baryton formé en France et en Suisse et professeur de chant dans différentes institutions européennes, l’ensemble vient de donner une...
commentaires (1)

Bravo!

Marie Claude

20 h 06, le 03 avril 2023

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Commentaires (1)

  • Bravo!

    Marie Claude

    20 h 06, le 03 avril 2023

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