Face à la crise, les maestros libanais se tournent vers l’étranger
Les chefs d’orchestre ne trouvent plus assez d’opportunités pour vivre et travailler au Liban. Ils gardent malgré tout espoir, à condition qu’une stratégie claire soit mise en œuvre. Car l’avenir de la musique dans le pays est plus que jamais menacé.
Le 5 juillet 2020, le Festival de Baalbeck présentait son concert « The Sound of resilience » conçu par le maestro Harout Fazlian, mettant en scène l’Orchestre philharmonique libanais et les chorales de l’Université Antonine, de l’Université Notre-Dame et de La voix d’antan. Photo DR
« Tous les musiciens libanais ont quitté le pays. Ce n’est plus possible de s’en sortir ici », déclare le chef d’orchestre Harout Fazlian à L’Orient-Le Jour. L’Orchestre philharmonique du Liban, qu’il dirigeait avant la crise économique de 2019, n’existe plus à la suite du départ de plus de la moitié de ses 90 musiciens, en grande partie recrutés à l’étranger, notamment en Roumanie il y a plus de 20 ans pour pallier le manque d’effectif dans certaines catégories comme celle des instruments à vent. « Les musiciens étrangers auraient dû former des musiciens libanais à leurs instruments », considère pour sa part le chef d’orchestre Toufic Maatouk. « Au-delà de la crise actuelle, le Liban manque d’une stratégie culturelle et musicale. C’est un problème systémique lié à l’éducation. Le conservatoire n’est pas un...
« Tous les musiciens libanais ont quitté le pays. Ce n’est plus possible de s’en sortir ici », déclare le chef d’orchestre Harout Fazlian à L’Orient-Le Jour. L’Orchestre philharmonique du Liban, qu’il dirigeait avant la crise économique de 2019, n’existe plus à la suite du départ de plus de la moitié de ses 90 musiciens, en grande partie recrutés à l’étranger, notamment en Roumanie il y a plus de 20 ans pour pallier le manque d’effectif dans certaines catégories comme celle des instruments à vent. « Les musiciens étrangers auraient dû former des musiciens libanais à leurs instruments », considère pour sa part le chef d’orchestre Toufic Maatouk. « Au-delà de la crise actuelle, le Liban manque d’une stratégie culturelle et musicale. C’est un problème systémique lié...
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Très chers et précieux musiciens, comment voulez-vous qu'un pays en pleine déliquescence et dont les dirigeants ne s'intéressent qu'à leur porte-monnaie puisse vous accorder le moindre crédit ? Il faut se rendre à l'évidence, l'art - quelle que soit sa forme - n'a plus sa place au Liban. Vous chérissez vos instruments ? Fuyez et emportez-les avec vous, loin, très loin de votre terre natale. Leurs pleurs par centaines feront écho à ceux des milliers de libanais souffrant en silence dans l'indifférence générale. Hich Lébnén.
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Très chers et précieux musiciens, comment voulez-vous qu'un pays en pleine déliquescence et dont les dirigeants ne s'intéressent qu'à leur porte-monnaie puisse vous accorder le moindre crédit ? Il faut se rendre à l'évidence, l'art - quelle que soit sa forme - n'a plus sa place au Liban. Vous chérissez vos instruments ? Fuyez et emportez-les avec vous, loin, très loin de votre terre natale. Leurs pleurs par centaines feront écho à ceux des milliers de libanais souffrant en silence dans l'indifférence générale. Hich Lébnén.
Très chers et précieux musiciens, comment voulez-vous qu'un pays en pleine déliquescence et dont les dirigeants ne s'intéressent qu'à leur porte-monnaie puisse vous accorder le moindre crédit ? Il faut se rendre à l'évidence, l'art - quelle que soit sa forme - n'a plus sa place au Liban. Vous chérissez vos instruments ? Fuyez et emportez-les avec vous, loin, très loin de votre terre natale. Leurs pleurs par centaines feront écho à ceux des milliers de libanais souffrant en silence dans l'indifférence générale. Hich Lébnén.
00 h 55, le 07 mars 2023