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Lifestyle - Distinction

Le Bouclier 2023 des femmes arabes remis à Maha Khalil Chalabi

C’est à l’Institut Antonin à Hadeth-Baabda que la secrétaire générale de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr a reçu the Arab Women Shield.

Le Bouclier 2023 des femmes arabes remis à Maha Khalil Chalabi

Le Bouclier des femmes arabes pour l’année 2023 a été décerné à Maha Khalil Chalabi, sous le patronage du patriarche Béchara Raï. Photo DR

Sous le patronage du patriarche maronite Béchara Raï, la 7e édition du Festival de la femme arabe s’est déroulée mercredi dernier, pendant la Journée internationale de la femme. L’événement organisé par le Conseil des femmes arabes s’est déroulé à l’Institut Antonin à Hadeth-Baabda en présence du ministre sortant de la Culture Mohammad Mortada, le représentant du patriarche, Mgr Antoine Awkar, le président du syndicat des rédacteurs Joseph Kossaïfi, ainsi que des personnalités sociales, municipales, militaires et religieuses. « Recevoir the Arab Women Shield me rend plus déterminée à poursuivre mes objectifs de préserver l’héritage archéologique de Tyr et mon engagement pour la culture comme levier pour activer le dialogue des civilisations en Méditerranée », a déclaré Maha Chalabi, saluant « les efforts » que déploient les organisateurs du Conseil des femmes arabes et particulièrement Lina Daghlawi Moukarzel « pour élever le statut des femmes et renforcer leur rôle de pionnière dans les différents domaines ». Témoignant sa gratitude aux femmes et aux hommes « formidables » qui ont soutenu sa carrière à l’étranger, elle déclare : « L’objectif atteint, je le dois à toutes celles et ceux qui m’ont accompagnée durant mon combat pour la préservation du patrimoine de l’humanité », et de souligner que « les femmes ne peuvent pas accomplir de grandes actions sans le soutien de la communauté et le soutien du partenaire, c’est-à-dire l’homme qui croit aux énergies de la femme ». Et de conclure que « la coopération entre la femme et l’homme est inévitable pour le succès ».

Maha Khalil Chalabi, entourée d’amis, brandissant son écusson commémoratif. Photo DR

À ces femmes qui ont secoué le monde !

La présidente du Conseil des femmes arabes, Lina Moukarzel, a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé : « Honorer les femmes vise à les motiver et à faire passer la responsabilité sociale d’une initiative individuelle à une culture communautaire. ». Prenant à son tour la parole, le révérend père Nader Nader, chef du monastère Saint-Antoine et de l’Institut Antonin, a rendu un vibrant hommage aux femmes, dans lequel il a déclaré que « depuis le début des âges jusqu’à la plénitude des temps où l’ange Gabriel prêchait à notre mère, la Vierge Marie la grossesse divine, aux femmes chargées du message évangélique, aux saintes femmes de notre Église universelle, à celles qui brillaient dans divers domaines théologique, social, scientifique, culturel, médical, éducatif, artistique et autre, à ces mères qui ont secoué la famille de la main droite et le monde de la gauche, à celles qui ont soutenu chaque grand homme, à celles qui ont inspiré la beauté, la magnificence et la créativité aux plus brillants philosophes, peintres, poètes, écrivains, etc. Ainsi, à ce jour, ici et maintenant, en votre présence distinguée, Mesdames respectées et honorées, nous vivons, voyons et témoignons du rôle de la femme dans la vie, si ce n’est la vie elle-même ». Et de poursuivre : « Les femmes dans notre monde arabe ont un statut particulier et une dignité d’un autre genre, à cause de ce monde qui oscille entre sectarisme, racisme, coutumes, traditions et autres, qui enchaîne leur liberté, malgré l’ouverture parfois partielle de certains de ces pays, les femmes arabes ont pu voler de leurs propres ailes, et ont même brillé dans divers domaines. Citons par exemple, l’architecte irakienne Zaha Hadid, l’économiste égyptienne Naamat Shafiq, la ministre française de l’Éducation d’origine marocaine Najat Belkacem, Khadija Arib, marocaine, devenue présidente du Parlement néerlandais, l’Émiratie cheikha Lubna bint Khalid ben Sultan al-Qasimi, considérée comme l’une des femmes les plus puissantes du monde arabe et la plus influente en politique, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki, dont le film Capharnaüm a été nominé pour l’Oscar du meilleur film étranger, sans oublier l’Émiratie Rajaa al-Qarf et la Saoudienne Rania al-Nashar, qui ont été classées dans la liste des femmes les plus puissantes du monde en 2020. »

Inscrire Tyr sur la liste du patrimoine mondial

Secrétaire générale de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr (AIST), Maha Khalil Chalabi s’est investie depuis plus de quarante ans dans la protection des richesses archéologiques de sa ville natale. Ce long parcours lui a valu le titre d’ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco en tant que « fervente défenseuse du patrimoine », et le prix prestigieux de la Fondation Crans Montana, décerné à des personnes qui ont en commun d’avoir lutté pour le respect des valeurs fondamentales de la démocratie et le désir ardent de créer un monde meilleur. Et, en effet, les initiatives prises par Mme Chalabi ne sont pas des moindres. En pleine guerre du Liban, elle réussit auprès du Conseil de sécurité des Nations unies et le Parlement européen à obtenir pour Tyr le statut de patrimoine exceptionnel. L’inscrire sur la liste du patrimoine mondial sera son pari suivant. Elle l’emportera en 1984. En 1998, l’AIST voit ses efforts couronnés par la présence sur le terrain du directeur général de l’Unesco Federico Mayor, qui lancera une vaste campagne internationale en faveur de Tyr. En 2008 conjointement avec l’AIST France, elle créé et préside la Fondation Tyr, avec pour principaux partenaires l’Unesco et le ministère libanais de la Culture, suivie en 2009 par la Ligue des cités phéniciennes cananéennes et puniques (LCCPP). Une association qui vise à consolider des échanges entre plus de 52 villes de la Méditerranée partageant un héritage et des valeurs communs. Cette ligue donnera naissance au prix Elissa/Didon lancée par la Fondation de Tyr, en partenariat avec le programme Med 21 et le prix Didon d’or de Carthage. Il est destiné à couronner l’apport significatif d’une personnalité féminine issues des villes membres de la LCCPP, la première édition du prix a eu lieu en grande pompe au Musée de l’Acropolis à Athènes, en 2014.


Sous le patronage du patriarche maronite Béchara Raï, la 7e édition du Festival de la femme arabe s’est déroulée mercredi dernier, pendant la Journée internationale de la femme. L’événement organisé par le Conseil des femmes arabes s’est déroulé à l’Institut Antonin à Hadeth-Baabda en présence du ministre sortant de la Culture Mohammad Mortada, le représentant du...
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