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Moyen-Orient - Séisme

Première visite du chef de l’OMS dans les zones rebelles en Syrie

Sous le feu des critiques concernant le retard de l’acheminement de l’aide humanitaire vers le nord-ouest du pays sous contrôle de l’opposition, les Nations unies ont lancé un appel à l’aide.

Première visite du chef de l’OMS dans les zones rebelles en Syrie

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu dans la province d’Idleb pour la première fois ce 1er mars. Khalil Ashawi/Reuters

Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé hier la communauté internationale à se mobiliser en faveur du nord-ouest de la Syrie, lors de sa première visite dans ces zones rebelles ravagées par le séisme. Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est rendu dans trois hôpitaux et un centre d’accueil pour les rescapés du drame, proches de la frontière turque, après avoir franchi le poste-frontière de Bab al-Hawa. Le point de passage est situé dans la province d’Idleb, que les responsables de l’ONU visitent rarement et qui est contrôlée en partie par le groupe jihadiste Hay’at Tahrir el-Cham (HTC).

Le séisme du 6 février a fait plus de 50 000 morts en Turquie et en Syrie. Le bilan pour la Syrie s’élève à près de 6 000 morts, dont 4 537 dans les zones tenues par les rebelles et les jihadistes. Lors d’une conférence de presse sur place, M. Tedros a souligné que ce séisme est venu « s’ajouter aux souffrances inimaginables des personnes qui ont tant souffert pendant 12 ans de l’effondrement économique, de la guerre, de la pandémie de Covid-19 et de l’épidémie de choléra en cours ». « Les habitants du nord-ouest de la Syrie ont besoin de l’aide de la communauté internationale pour s’en sortir et reconstruire » leur région, a-t-il ajouté. La province d’Idleb abrite quelque trois millions de personnes, dont environ la moitié sont des déplacés et près de 90 % dépendent de l’aide humanitaire.

Une aide à deux vitesses

Il a appelé « la communauté internationale, les gouvernements, les philanthropes, les individus » à se mobiliser. Les secouristes et militants locaux ont vivement critiqué la lenteur de l’arrivée des aides internationales dans ces zones rebelles, alors que les avions d’aide se succédaient vers les régions tenues par le régime syrien. Dans les zones tenues par le régime, 258 avions transportant des aides, dont 129 en provenance des Émirats arabes unis, ont par contre atterri dans les aéroports des zones gouvernementales, a indiqué Souleimane Khalil, un responsable du ministère des Transports. Quelques jours après le séisme, le chef de l’OMS s’était rendu le 11 février dans la ville sinistrée d’Alep (Nord) contrôlée par le gouvernement syrien, dans le premier déplacement d’un haut responsable onusien en Syrie après le drame. Le lendemain, il avait rencontré le président syrien Bachar el-Assad, qui avait accepté d’autoriser l’ONU à ouvrir deux autres passages frontaliers pour aider à acheminer plus d’aide.

De l’autre côté, il avait fallu plusieurs jours aux Nations Unies pour commencer à acheminer de l’aide vers les zones tenues par l’opposition depuis la Turquie. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 420 camions chargés d’aide sont entrés depuis le séisme dans le Nord-Ouest par les désormais trois points de passage frontaliers ouverts avec la Turquie. Le 12 février, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, qui s’était rendu du côté turc du passage de Bab al-Hawa, avait reconnu que l’ONU avait « fait défaut aux gens du nord-ouest de la Syrie », qui « se sentent à juste titre abandonnés ». L’ONU a depuis lancé mi-février un appel d’urgence aux dons de 397 millions de dollars pour aider les populations victimes du séisme en Syrie.

Omar HAJ KADOUR/AFP

Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé hier la communauté internationale à se mobiliser en faveur du nord-ouest de la Syrie, lors de sa première visite dans ces zones rebelles ravagées par le séisme. Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est rendu dans trois hôpitaux et un centre d’accueil pour les rescapés du drame, proches de la frontière turque, après avoir franchi le poste-frontière de Bab al-Hawa. Le point de passage est situé dans la province d’Idleb, que les responsables de l’ONU visitent rarement et qui est contrôlée en partie par le groupe jihadiste Hay’at Tahrir el-Cham (HTC). Le séisme du 6 février a fait plus de 50 000 morts en Turquie et en Syrie. Le bilan pour la Syrie s’élève à près de 6 000 morts, dont 4 537 dans les zones tenues par les rebelles et les...
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