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Moyen-Orient - Israël

Une attaque dans un quartier juif de Jérusalem fait deux morts, dont un enfant

Le Palestinien à l’origine de l’attentat à la voiture bélier a été « neutralisé ». Deux blessés sont dans un état critique. Les craintes d’un embrasement augmentent tous les jours.

Deux personnes, dont un enfant de six ans, ont été tuées hier lors d’un attentat à la voiture bélier contre un arrêt de bus d’un quartier juif de Jérusalem-Est. L’attaque, qualifiée de « terroriste » par la police israélienne, a eu lieu à Ramot, quartier de colonisation juive où vivent de nombreux ultra-

orthodoxes dans la partie orientale – annexée par Israël – de la Ville sainte. Elle intervient sur fond de craintes d’un déchaînement de violence incontrôlable alors que le conflit israélo-

palestinien connaît une nette escalade depuis le début de l’année. Il y a deux semaines, un Palestinien de Jérusalem a abattu six Israéliens et une Ukrainienne près d’une synagogue dans un autre quartier de colonisation juive de Jérusalem-Est, à la suite d’un raid israélien meurtrier sur Jénine, qui a fait 10 morts en une journée.

Selon un porte-parole de la police, vers 13h30 (heure locale) le chauffeur de la voiture bélier, un habitant d’Issawiyé, quartier palestinien de Jérusalem-Est, âgé de 31 ans, a percuté « à grande vitesse (...) des innocents qui attendaient à l’arrêt de bus ». « Deux personnes ont péri et cinq autres ont été blessées », parmi lesquelles deux sont dans un état critique, notamment un enfant de 8 ans, ont indiqué des responsables médicaux. L’équivalent israélien de la Croix-Rouge a indiqué qu’un enfant de 6 ans a été tué sur le coup. Alter Shlomo Lederman, étudiant dans une yeshiva (école talmudique) âgé de 20 ans, a succombé à ses blessures peu après avoir été transféré à l’hôpital Shaare Tzedek, a indiqué un porte-parole de l’hôpital.

« Les forces de police du district de Jérusalem, dont un inspecteur qui n’était pas en service, sont arrivés rapidement sur les lieux et ont tiré sur le terroriste qui a été neutralisé », a indiqué un porte-parole de la police de Jérusalem. Un témoin a affirmé que l’homme avait été tué. L’attaque a eu lieu à quelques heures du début du shabbat, alors que « tant de personnes attendaient à un arrêt de bus pour voyager (...) pendant le week-end », a déclaré Eli Beer, président de United Hatzalah, une organisation de secouristes bénévoles, rappelant que nombreux viennent de milieux défavorisés.

Peine capitale

Figure de l’extrême droite, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s’est rendu sur place peu après l’attaque. Il a été pris à partie par une foule en colère qui lui a reproché de trahir sa promesse électorale de garantir la sécurité. D’autres criaient « Peine de mort pour les terroristes ! » une des promesses de M. Ben Gvir. Le ministre a répété sa volonté de « mettre en œuvre une législation sur la peine de mort pour les terroristes ». Une partie de la droite israélienne défend cette position sans avoir réussi jusqu’à présent à faire voter une loi sur le sujet. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a de son côté indiqué qu’il avait « décidé de prendre des mesures immédiates pour poser des scellés sur la maison du terroriste et la détruire. »

« Je suis en état de choc, j’ai peur de sortir de chez moi », a déclaré Efrat, 16 ans, une habitante de Ramot. « Je regarde sans arrêt autour de moi, chaque personne me semble suspecte (...) il faut qu’ils arrêtent ces terroristes, je n’arrive plus à travailler ou à me concentrer sur mes études. » « C’est fou ce qui arrive aux enfants (...) Ce n’est pas normal, nulle part c’est normal, seulement ici c’est devenu normal », dit Nehurai Dery, de passage pour rendre visite à son père, mais qui vit habituellement à Rehovot, près de Tel-Aviv, ajoutant : « Le gouvernement doit trouver une solution. » Depuis le début de l’année, en plus des victimes dénombrées hier, le conflit israélo-palestinien a coûté la vie à au moins 43 Palestiniens (parmi lesquels des combattants et des civils, dont des mineurs), six civils israéliens (dont un mineur) et une Ukrainienne.

Claire GOUNON/AFP

Deux personnes, dont un enfant de six ans, ont été tuées hier lors d’un attentat à la voiture bélier contre un arrêt de bus d’un quartier juif de Jérusalem-Est. L’attaque, qualifiée de « terroriste » par la police israélienne, a eu lieu à Ramot, quartier de colonisation juive où vivent de nombreux ultra-orthodoxes dans la partie orientale – annexée par Israël – de la Ville sainte. Elle intervient sur fond de craintes d’un déchaînement de violence incontrôlable alors que le conflit israélo-palestinien connaît une nette escalade depuis le début de l’année. Il y a deux semaines, un Palestinien de Jérusalem a abattu six Israéliens et une Ukrainienne près d’une synagogue dans un autre quartier de colonisation juive de Jérusalem-Est, à la suite d’un raid israélien meurtrier sur Jénine,...
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