Je ne t’ai pas connu, dommage !
J’envie tous ceux qui t’ont connu,
Qui te comblent de leurs hommages
Si bien, que tu es revenu !
J’aurais aimé, dans ton voyage,
Avoir de toi un souvenir
Afin de rendre un témoignage
À ta mémoire et m’épanouir !
J’aurais bien voulu te connaître
Pour m’imprégner de tes vertus
Et me bonifier de ton être
Qui, du treillis vert, s’est vêtu.
J’aurais découvert l’héroïsme
Qui s’est, en toi, personnifié
Ainsi que ton patriotisme
Sur les remparts d’Achrafieh.
J’aurais suivi le camarade
Partout, sur les lignes de front,
Descendu, du haut de son grade,
En enfer, pour venger l’affront.
J’aurais rencontré le courage
D’un battant au grand cœur brillant,
Et j’aurais lu sur ton visage
Un avenir toujours souriant.
J’aurais senti la résistance
Si je t’avais serré la main,
Pleine de vie et d’assurance,
Pour le Liban Grand de demain.
Après ton chant de la victoire,
Trempé de sueur et de sang,
J’aurais poursuivi ton histoire
Qui a pris un autre versant.
J’aurais trouvé la bienfaisance
À l’œuvre, sans la vanité,
Qui se penche sur l’indigence
Et la nourrit d’humanité.
J’aurais vu une ombre au service
De l’éclairante charité,
Comme un ultime sacrifice
Commandé par la vérité.
J’aurais revu le combattant
Dans sa tenue leste et civile,
Dans son union pour le Liban
Et dans son amour pour sa ville.
J’aurais pu comprendre tes choix
Et réduire nos divergences
Fondées sur une même foi
Et sur une même espérance.
J’aurais bien aimé te connaître
Toi qui n’étais pas loin d’ici,
Avant qu’on ne te voie renaître
Pour t’appeler d’en bas : Poussy !
À présent que tu es aux nues,
Heureux d’être avec nos martyrs,
Avec ces figures connues,
Veillez sur nous, toi et Bachir.
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