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Nos lecteurs ont la parole

Pour ceux qui sont intéressés par l’origine et l’évolution de notre monde...

Autant vous le dire tout de suite : je ne parlerai pas de l’origine géologique, ni astronomique, ni religieuse (ou autre) de notre monde. Désolée pour les adeptes du bing bang ou les amateurs de science-fiction ! En revanche, c’est un monde passionnant que je côtoie depuis près d’un an que je voudrais, un tant soit peu, vous faire connaître, car je m’adresse ici aux lecteurs éclairés de L’OLJ et à ceux qui sont intéressés par la culture…

Inutile de vous dire que le fait de choisir de suivre un cursus universitaire à l’âge de la retraite est chose inhabituelle, pour ne pas dire incongrue, et en a fait sourire plus d’un !

Qu’importe ! L’essentiel dans la vie n’est-il pas de pouvoir faire ce que l’on aime le plus, ce qui nous permet de nous épanouir, alors qu’on passe une grande partie de notre vie à faire souvent des tâches partiellement intéressantes mais certainement pas aussi passionnantes ?

Je suis donc en train de suivre, depuis un an déjà, des cours d’archéologie à la faculté des lettres et des sciences humaines, à la branche 2 de Fanar (francophone) de l’Université libanaise, et, franchement, j’en suis ravie parce que, question culture, je suis servie !

Tout d’abord, il s’agit – mais ça je l’ai appris ultérieurement – de l’un des meilleurs départements d’archéologie du Proche-Orient arabe, fondé en 1954 par Camille Boustany et dont les plus illustres enseignants ont été Maurice Chehab (DGA), Michel Sarraf et Dimitri Baramki… Il regroupe une quinzaine d’enseignants, tous des docteurs et même professeurs (ce titre étant supérieur à celui de docteur et associé à la plus haute distinction universitaire), spécialisés et très actifs. En effet, ce sont des archéologues qui n’enseignent pas à l’université seulement, mais ont une production scientifique, en parallèle, vu qu’ils dirigent des chantiers de fouilles, encadrent des activités de recherches académiques (direction d’études doctorales), font des publications scientifiques et sont même reconnus, sur le plan international, comme étant de véritables spécialistes dans leur domaine. Quant à leur background, il faut aussi signaler que ces professeurs ont, pour leur majorité, suivi des études supérieures en France, sanctionnées par un doctorat, et collaborent à des projets internationaux dont ils sont partenaires.

Bref, cela pour vous donner une idée de l’excellent niveau de cet enseignement qui est donné à l’Université libanaise, branche Fanar, contrairement à ce que les gens peuvent bien penser et à ce que je redoutais moi-même, étant habituée au laisser-aller (pour ne pas dire plus) des institutions publiques libanaises…

Au moins ici on est tranquille quant à l’excellente formation dont profiteront les générations futures… ainsi que tous ceux qui – comme moi – aimeraient élargir leurs horizons et acquérir cette culture scientifique et humaine tellement intéressante...

Le cursus regroupe des cours allant de la préhistoire (période très mystérieuse et peu connue, mais ô combien intéressante !) jusqu’à la période de l’occupation ottomane, en passant par la période classique (hellénistique et romaine), byzantine et médiévale. Bref, il y en a pour tous les goûts !

D’ailleurs je suis très étonnée qu’il n’y ait qu’un nombre relativement réduit d’étudiants à ce cursus, vu l’excellent niveau, d’une part, et, d’autre part, la quasi-gratuité des frais d’inscription (pratiquement dérisoires, pour ne pas dire symboliques). Donc, rapport qualité/prix exceptionnel !

Mais je constate qu’il s’agit d’une spécialité assez méconnue du grand public et encore plus des bacheliers qui doivent choisir où se diriger pour décrocher une licence, puis un master et éventuellement un doctorat.

Enfin, et en attendant que la situation au Liban se décante un peu, les futurs archéologues peuvent trouver un travail à l’étranger et notamment dans les pays arabes où leur niveau est très apprécié, sachant que le domaine de l’archéologie y est en plein essor et les salaires plus attractifs. Sinon, ils peuvent se diriger vers le secteur des musées ou de la restauration des antiquités.

En conclusion : jeunes (et moins jeunes) férus de culture, vous savez maintenant où vous diriger !

Étudiante en archéologie

Note : les inscriptions sont encore acceptées jusqu’à la mi-janvier.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique Courrier n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, L’Orient-Le Jour offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Autant vous le dire tout de suite : je ne parlerai pas de l’origine géologique, ni astronomique, ni religieuse (ou autre) de notre monde. Désolée pour les adeptes du bing bang ou les amateurs de science-fiction ! En revanche, c’est un monde passionnant que je côtoie depuis près d’un an que je voudrais, un tant soit peu, vous faire connaître, car je m’adresse ici aux lecteurs éclairés de L’OLJ et à ceux qui sont intéressés par la culture…Inutile de vous dire que le fait de choisir de suivre un cursus universitaire à l’âge de la retraite est chose inhabituelle, pour ne pas dire incongrue, et en a fait sourire plus d’un ! Qu’importe ! L’essentiel dans la vie n’est-il pas de pouvoir faire ce que l’on aime le plus, ce qui nous permet de nous épanouir, alors qu’on passe une grande partie de notre...
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