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Moyen-Orient - Syrie

Reprise du trafic aérien à Damas après des frappes israéliennes ayant fait 4 morts

"Nous n'accepterons pas un Hezbollah 2.0 en Syrie", avait lancé, le 28 décembre, le chef de la direction des opérations de l'armée israélienne.


L'aéroport de Damas. Photo d'archives LOUAI BESHARA / AFP

L'aéroport international de Damas a été temporairement mis hors service lundi par des frappes israéliennes, qui ont fait quatre morts dont deux soldats syriens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). C'est la deuxième fois en moins de sept mois que l'aéroport de Damas, où des groupes armés soutenus par l'Iran et des combattants du Hezbollah sont présents, est mis hors d'usage par Israël.

"Quatre combattants, dont deux soldats syriens, ont été tués par le bombardement israélien", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni. Il n'a pas été en mesure de préciser la nationalité des deux autres tués.

L'agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, a pour sa part affirmé que deux soldats syriens avaient péri dans cette attaque, qui a eu lieu lundi vers 02H00 (23H00 GMT dimanche). "L'ennemi israélien a mené une agression aérienne à l'aide d'un barrage de missiles, visant l'aéroport international de Damas et ses environs", et causant "la mort de deux soldats, des blessures à deux autres" et des dégâts matériels, a indiqué l'agence. Dans un communiqué publié quelques heures après ces frappes, le ministère syrien des Transports a annoncé la remise en service de l'aéroport et la reprise des vols à partir de 09H00 (06H00 GMT). Souleyman Khalil, responsable au sein de ce ministère, a indiqué à l'AFP que ses services avaient "rétabli le travail sur l'une des pistes bombardées tandis que le processus de réparation de la deuxième piste toujours en cours". A la suite de ces frappes nocturnes, "un certain nombre de vols arrivant à l'aéroport de Damas ont été dirigés vers l'aéroport de Lattaquié", a-t-il précisé.

Selon le chef de l'OSDH, l'attaque israélienne a visé "des positions du Hezbollah et de groupes pro-iraniens dans l'aéroport et ses environs, y compris un dépôt d'armes".

Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l'armée syrienne, des forces pro-iraniennes et du Hezbollah. L'Etat hébreu commente rarement ses frappes contre la Syrie mais affirme qu'il ne permettra pas à l'Iran d'étendre son influence en Syrie.

"Plan d'action en Syrie"

Le 28 décembre, le chef de la direction des opérations de l'armée israélienne, le général de division Oded Basiuk, avait évoqué ces raids en Syrie en présentant ses perspectives opérationnelles pour 2023. "Nous constatons que notre plan d'action en Syrie est un exemple de la façon dont une action militaire continue et persistante conduit à façonner et à influencer toute la région", avait affirmé sur Twitter l'armée israélienne en rendant compte de la présentation du général Basiuk. "Nous n'accepterons pas un Hezbollah 2.0 en Syrie", avait-elle ajouté.

Dans un discours prononcé le 29 décembre à l'Institut israélien d'études sur la sécurité nationale, le lieutenant général israélien Aviv Kohavi avait assuré que "les armées que l'Iran tente d'établir dans tout le Moyen-Orient" sont l'une des facettes de la menace de la République islamique pour Israël et le monde.

Le 10 juin, l'aviation israélienne avait déjà bombardé l'aéroport situé dans le sud-est de la capitale syrienne, mettant les pistes d'atterrissage hors service pendant près de deux semaines. L'aéroport d'Alep, le deuxième plus important du pays, avait également dû fermer plusieurs jours durant en septembre à la suite de raids israéliens.

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait environ 500.000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes. Après des années de combats et de bombardements sanglants, le conflit s'est largement atténué au cours des trois dernières années. Des combats sporadiques éclatent parfois, et les attaques djihadistes se poursuivent, principalement dans l'est du pays.

Selon l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie le conflit a fait au moins 3.825 morts en 2022 - le nombre le plus faible depuis 2011 - contre 3.882 en 2021. Parmi les morts de l'année dernière figurent 1.627 civils, dont 321 enfants.

L'aéroport international de Damas a été temporairement mis hors service lundi par des frappes israéliennes, qui ont fait quatre morts dont deux soldats syriens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). C'est la deuxième fois en moins de sept mois que l'aéroport de Damas, où des groupes armés soutenus par l'Iran et des combattants du Hezbollah sont présents, est mis hors d'usage par Israël."Quatre combattants, dont deux soldats syriens, ont été tués par le bombardement israélien", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni. Il n'a pas été en mesure de préciser la nationalité des deux autres tués.L'agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, a pour sa part affirmé que deux soldats syriens avaient péri dans cette attaque, qui...
commentaires (3)

Et si la classe au pouvoir à Damas dégageait et avec elles les Iraniens, les Russes et tous les autres criminels, peut-être que ce pays pourrait renaitre de ses cendres et le Liban avec !

TrucMuche

13 h 54, le 02 janvier 2023

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Commentaires (3)

  • Et si la classe au pouvoir à Damas dégageait et avec elles les Iraniens, les Russes et tous les autres criminels, peut-être que ce pays pourrait renaitre de ses cendres et le Liban avec !

    TrucMuche

    13 h 54, le 02 janvier 2023

  • Triste de voir des aéoroports civils transformés en aéroports de transport miliaires. Triste pour nos voisins civils syriens qui ne demandent que de voyager tranquillement. C'est la faute des responsables qui utiliseraient (?) cette base de voyage publique et pacifiste en base de transports militaires ( apparemment ? ). Ceci dit, gardons un oeil sur notre aéroport de Beyrouth. Qu'il ne soit pas aussi la cible de transformations comme à Damas. Sur ce plan, il est IMPERATIF que le Liban ait encore 2 autres aéroports internationaux ; ailleurs que dans l'entourage des camps palestiniens et de la banlieue sud où les avions sont de plus en plus la cible de tirs incontrolés et des tirs dans l'air. 2 AEROPORTS ADDITIFS. SVP dans des régions plus sécurisés non soumises au Hezbollah SVP. Y a t il un pilote dans ce pays?? ( autre que le hezbollah?? ) On nous bassine avec des vidéos clips de l'armée, cependant, à ce jour, l'armée n'a fait qu'obéir aux ordres des responsables (corrompus) au liban...C'est à l'armée d'imposer le choix de 2 nouveaux aéroports internationaux à créer / à aménager. Nous avons perdu LE PORT DE BEYROUTH. Gardons notre aéroport et créons en d'autres internationaux . Bonne année au liban.

    LE FRANCOPHONE

    10 h 54, le 02 janvier 2023

  • Natanyahou et son nouveau gouvernement d'hystériques , ça ne présage rien de bon pour la région y compris le Liban . Il va semer la mort et la dévastation partout , et ces frappes sont annonciatrices d'une guerre qui fera beaucoup de ¡victimes partout . Toute possibilité de dialogue est maintenant ravagée .

    Chucri Abboud

    08 h 48, le 02 janvier 2023

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