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Moyen-Orient - Syrie

Douze employés d’un champ pétrolier à Deir ez-Zor tués dans une attaque de l’EI

Manifestations dans le nord contre une possible entente Damas-Ankara.

Douze employés d’un champ pétrolier à Deir ez-Zor tués dans une attaque de l’EI

Des Syriens manifestant contre le rapprochement entre la Turquie et le régime Assad, le 30 décembre. Omar Haj Kadour/AFP

Douze employés d’un champ pétrolier de l’est de la Syrie ont été tués dans une attaque attribuée vendredi par une ONG au groupe État islamique peu après le lancement d’une opération antijihadiste des Kurdes et de la coalition internationale. « Douze travailleurs ont été tués et deux autres blessés dans une attaque terroriste menée contre trois bus transportant les employés du champ de al-Taym à Deir ez-Zor », dans l’est du pays, a indiqué l’agence officielle syrienne Sana, sans plus de précisions sur la nature et l’origine de l’attaque.

Pour l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), « l’attaque a été menée par des cellules affiliées à l’EI » près du champ pétrolifère à l’ouest de Deir ez-Zor. « L’attaque a commencé par la détonation d’engins explosifs au passage des bus, avant que des membres de l’EI ne commencent à tirer sur les véhicules », a détaillé le directeur de l’Observatoire Rami Abderrahmane.

L’EI mène périodiquement des attaques contre des bases et des véhicules militaires à travers la Badia, la steppe syrienne qui s’étend de la province de Homs (centre) jusqu’à Deir ez-Zor à la frontière avec l’Irak. Cette zone, dans laquelle les jihadistes se sont retranchés depuis la chute en mars 2019 de leur califat autoproclamé, est encore le théâtre d’affrontements, parfois avec la participation d’avions russes en soutien aux forces gouvernementales visant les positions de l’EI et ses mouvements. Les attaques de l’EI ciblent aussi bien l’armée syrienne et ses alliés que les forces kurdes, longtemps soutenues par Washington dans leur lutte anti-EI.

Opération antijihadiste

L’attaque annoncée survient alors que les forces kurdes en Syrie ont révélé jeudi avoir lancé une opération contre l’EI en coopération avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis, trois jours après une attaque meurtrière dans le nord du pays.

Les combattants kurdes avaient décrété l’état d’urgence lundi à la suite d’une attaque revendiquée par l’EI contre leur quartier général à Raqqa qui avait fait six morts dans leurs rangs. « Le 29 décembre, nos forces, avec la participation (...) de la coalition internationale contre l’EI, ont lancé l’opération “Éclair d’al-Jazira” », ont indiqué dans un communiqué jeudi les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes). La coalition internationale n’a pas confirmé participer à l’opération.

Appuyées par cette alliance, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre l’EI chassé de ses fiefs en Syrie en 2019 après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires dans ce pays et en Irak voisin.

L’opération qui vient d’être lancée vise à « éliminer les cellules terroristes de l’EI (...) et les chasser hors des zones qui ont été le théâtre de récentes attaques terroristes », indiquent les FDS.

Les forces kurdes rappellent notamment l’attaque de lundi contre leur quartier général à Raqqa, dont les auteurs n’ont cependant pas réussi à libérer des jihadistes d’une prison. Dans sa revendication de l’attaque de lundi, l’EI avait dit vouloir « venger » les jihadistes détenus par les forces kurdes.

Les forces kurdes mentionnent également « huit tentatives d’attaque (...) contre le camp d’al-Hol, et dans des régions à Deir ez-Zor et Hassaké », dans le Nord-Est.

En septembre, les forces kurdes avaient annoncé l’arrestation de plus de 200 jihadistes dans le camp d’al-Hol depuis le début d’une opération lancée fin août suite à une recrudescence des attaques de l’EI.

Manifestations contre la Turquie et Assad

Sur un autre plan, des centaines d’opposants au président syrien Bachar el-Assad ont manifesté vendredi dans le nord de la Syrie contre une possible entente entre Ankara et Damas au lendemain d’une réunion tripartite à Moscou. Il s’agissait de la première rencontre officielle au niveau ministériel entre la Turquie et la Syrie depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, qui avait vu Ankara prendre le parti des groupes rebelles syriens. « La révolution est une idée, vous ne pouvez pas tuer une idée », pouvait-on lire en arabe, russe et turc sur des banderoles brandies par des centaines de manifestants rassemblés à al-Bab. Cette ville, située dans le nord de la province d’Alep, est contrôlée par des factions d’opposition syriennes fidèles à la Turquie. Jeudi, les ministres turc, syrien et russe de la Défense ont discuté « des façons de résoudre la crise syrienne » et « des efforts conjoints pour combattre les groupes extrémistes », selon la Russie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a plusieurs fois qualifié M. Assad d’« assassin » ces dernières années, avait évoqué le mois dernier une « possible » rencontre avec ce dernier.

Des manifestations contre ce rapprochement ont eu lieu dans d’autres régions du nord de la province d’Alep, selon l’OSDH. « Plutôt mourir que de nous réconcilier avec Assad », lançaient notamment les manifestants.

Dans la ville d’Idleb (Nord-Ouest), sous contrôle du groupe jihadiste Hay’at tahrir ach-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’el-Qaëda), des dizaines de personnes ont scandé des slogans hostiles au président turc.

Source : AFP

Douze employés d’un champ pétrolier de l’est de la Syrie ont été tués dans une attaque attribuée vendredi par une ONG au groupe État islamique peu après le lancement d’une opération antijihadiste des Kurdes et de la coalition internationale. « Douze travailleurs ont été tués et deux autres blessés dans une attaque terroriste menée contre trois bus transportant les employés du champ de al-Taym à Deir ez-Zor », dans l’est du pays, a indiqué l’agence officielle syrienne Sana, sans plus de précisions sur la nature et l’origine de l’attaque.Pour l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), « l’attaque a été menée par des cellules affiliées à l’EI » près du champ pétrolifère à l’ouest de Deir ez-Zor. « L’attaque a commencé par la détonation d’engins...
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