Le collectif d’avocats Mouttahidoun, qui représente notamment les droits des déposants dont les fonds sont bloqués illégalement en banque depuis le début de la crise au Liban il y a trois ans, a tenu un sit-in hier devant le Parlement à Beyrouth parallèlement à une réunion des commissions parlementaires mixtes pour discuter du projet de loi sur le contrôle des capitaux, auquel le groupe s’oppose dans sa forme actuelle.
Prenant la parole lors du sit-in, le fondateur et président de Mouttahidoun (« Unis » en arabe), Rami Olleik, a appelé « les syndicats, les partis et les députés indépendants à coopérer les uns avec les autres pour reconstruire ce pays dans lequel nous devons tous nous associer contre la corruption ». Rami Olleik a déclaré que son groupe est contre l’article 12 du projet de loi, qui « supprime l’autorité du pouvoir judiciaire pour statuer sur les litiges avec les banques ». « Nous demandons la restitution de l’argent qui a été transféré à l’étranger, ce qui reviendrait à mettre en œuvre un contrôle des capitaux juste et correct », a-t-il également affirmé.Des milliards de dollars auraient été transférés à l’étranger depuis octobre 2019, supposément par des personnes liées à la politique, tandis que les banques ont imposé des restrictions illégales sur les dépôts de la vaste majorité de leurs clients. La loi sur le contrôle des capitaux est l’une des nombreuses réformes exigées par le Fonds monétaire international qui doivent encore être approuvées par le Parlement, en échange d’un programme d’aide financière. Les commissions parlementaires discutent de la loi sur le contrôle des capitaux depuis plus de deux ans, mais ne l’ont toujours pas approuvée. Une nouvelle réunion aura lieu ce matin, a annoncé le vice-président du Parlement Élias Bou Saab au sortir du Parlement hier.


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