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Sport - Mondial / Groupe D

Douche froide pour les Bleus face à la Tunisie

Avec un onze largement remanié, l’équipe de France s’est fait surprendre (1-0) par les Aigles de Carthage néanmoins éliminés. À l’image du Danemark, vaincu sur le même score par l’Australie qui décroche, derrière la France, le second ticket qualificatif pour les huitièmes de finale.

Douche froide pour les Bleus face à la Tunisie

L’effectif français dans la foulée de sa défaite (1-0) face à la Tunisie, dans le groupe E de la Coupe du monde 2022, sur la pelouse de l’Education City Stadium à al-Rayyan, dans l’ouest de Doha. Jewel Samad/AFP

Ce match aura au moins servi à comprendre une chose : les Bleus n’ont pas de plan B. Déjà qualifiée pour les phases finales, la France a souffert le martyre avec neuf nouveaux entrants manquant manifestement de repères collectifs et concède mercredi une défaite inédite (1-0) face à une Tunisie entreprenante mais également éliminée.

La malédiction du 3e match a encore frappé. Déjà auteurs d’un nul insipide en Russie en conclusion de la phase de groupe, les joueurs de Didier Deschamps se seraient sûrement contentés du même résultat au Qatar, même si la défaite ne les empêche pas de conserver la tête du groupe D.

La VAR fidèle à elle-même

Mais l’arbitre en a voulu autrement en invalidant au bout du temps additionnel le but de l’égalisation inscrit par Griezmann, signalé hors jeu pour quelques millimètres par l’assistance vidéo.

La responsabilité de cette défaite, qui stoppe brutalement une série de six victoires d’affilée en Coupe du monde, en revient grandement aux arbitrages opérés par le sélectionneur.

Celui-ci avait en effet choisi de ne reconduire au coup d’envoi que Varane et Tchouaméni pour reposer les autres titulaires. Mais avec neuf joueurs peu expérimentés, la France a trop manqué d’automatismes et d’équilibre pour espérer mieux.

Asphyxié par un adversaire évoluant dans une enceinte acquise à sa cause, le tenant du titre s’est montré incapable de rivaliser dans le jeu avec les Aigles de Carthage.

Au contraire, ceux-ci ont parfaitement su exploiter la présence de Disasi et Camavinga, qui ne sont pas latéraux de métier, pour insister dans les couloirs et provoquer des sueurs froides à chaque percée.

Khazri buteur

Au milieu, le quatuor aligné (Guendouzi, Veretout, Tchouaméni, Fofana) n’a, lui, jamais pu s’imposer, ce qui aurait permis de soulager une défense au sein de laquelle Konaté a surnagé, et aurait moins isolé la doublette offensive expérimentale constituée de Coman et Kolo Muani.

Contre toute attente, bien lancé par Fofana, l’ailier du Bayern a pourtant hérité de la première vraie occasion, mais a frappé à côté (25).

Mais après une perte de balle du même Fofana, c’est logiquement Khazri, déjà double buteur en Russie, qui a concrétisé la domination tunisienne (58) face à des Bleus bien naïfs et manquant d’agressivité.

Si les Tunisiens inscrivent du même coup leur premier but dans la compétition juste avant de la quitter, c’est en revanche le 3e déjà encaissé par les Français.

Les entrées de Griezmann, Mbappé et Rabiot ont néanmoins permis de rééquilibrer les débats mais, face à la solidité tunisienne, cela s’est avéré insuffisant pour revenir au score avant ce final rocambolesque.

Cette victoire de prestige récompense en revanche parfaitement les choix de Jalel Kadri qui, outre son buteur montpelliérain, avait lancé dans le grand bain une nouvelle ligne offensive et ses pistons Maaloul et Kechrida pour étirer le jeu et tenter d’arracher la qualification avec quatre points.

Surprenants Socceroos

Ce qu’il n’avait sans doute pas prévu en revanche, c’est l’issue de l’autre match du groupe, remporté à la surprise générale par l’Australie (1-0) aux dépens du Danemark. Battus quelques jours plus tôt par ces mêmes Socceroos (1-0), les Tunisiens ratent donc le coche d’une qualification historique de très peu.

Deuxièmes de ce groupe D derrière les Bleus de Didier Deschamps (à la différence de buts), les Australiens connaîtront en soirée le nom de l’adversaire (le deuxième du groupe C) qu’ils affronteront samedi au stade Ahmad ben Ali.

Lors de ses cinq participations précédentes à une Coupe du monde, l’Australie ne s’était extirpée de la phase de poules qu’à une seule reprise, en 2006 en Allemagne. Elle avait alors été stoppée en huitième par l’Italie (1-0), future championne du monde italienne.

Mercredi, Leckie a donc inscrit l’un des buts les plus importants de l’histoire de la sélection australienne. Lancé par Riley McGree, l’attaquant de Melbourne City s’est joué de l’axe Andersen/Meahle, bien lent sur ce coup-là, pour tromper Schmeichel d’une frappe croisée, sèche et précise (61e).

Pour les Vikings, demi-finalistes du dernier Euro, cette élimination au premier tour avec ce bilan d’un point sur neuf constitue une énorme contre-performance. On n’a pas reconnu les Danois, battus mais entreprenants trois jours plus tôt face à la France (2-1).

Les Danois impuissants

Dos au mur et dans l’obligation de gagner après un début de tournoi chaotique (1 nul vierge face aux Tunisiens et ce revers face aux Bleus), les hommes de Kasper Hjulmand ont certes d’emblée mis le pied sur le ballon.

Mais hormis sur une frappe de Mathias Jensen (11e), ils ont éprouvé les pires difficultés à s’approcher du but défendu par Matthew Ryan.

Les Kangourous n’ont guère été plus dangereux avant la pause, le gardien danois Kasper Schmeichel se couchant une première fois sur un tir trop faible de Michell Duje à la... 42e minute.

Le match a donc été fermé, très pauvre en possibilités de but, à l’image de la confrontation entre ces deux équipes il y a quatre ans en Russie (1-1) où elles figuraient déjà dans le même groupe.

Le stade al-Janoub est sorti de sa torpeur à l’heure du jeu quand Mathew Leckie a porté l’Australie aux commandes en profitant de la lenteur de la défense adverse.

Contraints de marquer à deux reprises pour ne pas devoir quitter prématurément le Qatar, les Danois se sont alors lancés à l’abordage du but de Mathew Ryan dans un désordre bien peu organisé.

Mais il a tout manqué à ces Danois-là, qui ont semblé un peu courts physiquement, incapables de bousculer leurs opposants.

Source : AFP


Ce match aura au moins servi à comprendre une chose : les Bleus n’ont pas de plan B. Déjà qualifiée pour les phases finales, la France a souffert le martyre avec neuf nouveaux entrants manquant manifestement de repères collectifs et concède mercredi une défaite inédite (1-0) face à une Tunisie entreprenante mais également éliminée.La malédiction du 3e match a encore frappé....

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