Les grues géantes du port de Beyrouth. Photo P.H.B.
L’Association des industriels libanais (AIL) a annoncé hier la « suspension » du prélèvement à titre conservatoire de 3 % de droits sur les produits importés soumis à la TVA par l’administration des douanes. Selon l’association, les matières premières et les équipements industriels sont ainsi exemptés de cette taxe imposée par le budget de 2022, suite à l’intervention des ministres sortants de l’Industrie, Georges Bouchikian, et des Finances, Youssef Khalil. L’association rappelle que ces produits étaient déjà exemptés de droits par une disposition de la loi de finances de 2019.
Dans son communiqué, l’AIL a remercié les responsables pour « leur intervention rapide », ainsi que « la prise en charge du dossier par le Conseil supérieur des douanes et l’administration des douanes ».
Une bonne nouvelle pour les industriels donc qui, la veille, avaient critiqué l’entrée en vigueur de cette nouvelle taxe imposée par l’article 71 du budget de l’État pour 2022, publié au Journal officiel mercredi, tandis que la liste des produits exonérés n’a pas encore été publiée. Celle-ci devrait exempter plusieurs catégories de produits importés, dont les matières premières et les équipements destinés à l’industrie et l’agriculture locales. L’exemption doit être fixée par décret pris en Conseil des ministres, sur une proposition des ministres des Finances, de l’Industrie et de l’Agriculture, qui pourra difficilement se réunir tant que le gouvernement demeure démissionnaire en cette période de crise au Liban.


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