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Économie - Frontière maritime Liban/Israël

TotalEnergies s'apprête à lancer les activités d’exploration du bloc 9

Le géant français a indiqué avoir signé, en même temps que son partenaire l’italien Eni, un « accord-cadre » avec Israël « pour mettre en œuvre l’accord sur la frontière maritime.

TotalEnergies s'apprête à lancer les activités d’exploration du bloc 9

Le logo du groupe TotalEnergies. Photo REUTERS/Stephane Mahe

Attendu au tournant depuis près d’un mois, le géant pétrolier français TotalEnergies a annoncé mardi dans un communiqué qu’il allait lancer les activités d’exploration à la recherche de gaz offshore dans le bloc 9 qui se trouve dans les eaux territoriales libanaises. La démarche a été décidée après la conclusion de l’accord sur la frontière maritime entre le Liban et Israël le 27 octobre dernier.

Concrètement, le géant français a indiqué avoir signé, en même temps que son partenaire l’italien Eni, un « accord-cadre » avec Israël « pour mettre en œuvre l’accord sur la frontière maritime ». Sans s’étendre sur le contenu de l’accord-cadre, TotalEnergies rappelle qu’il est « opérateur » du bloc n° 9 de la zone économique exclusive (ZEE) libanaise, dont il détient 60 % des parts, contre 40 % pour Eni.

Pour mémoire

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« Après la signature de cet accord-cadre, les partenaires du bloc n° 9 vont lancer l’exploration d’un prospect déjà identifié qui pourrait s’étendre à la fois dans le bloc n° 9 et dans les eaux israéliennes au sud de la frontière maritime récemment établie », a ajouté TotalEnergies, qui s’est dit « fier d’être associé à la définition pacifique d’une frontière maritime entre Israël et le Liban ». « En mobilisant notre expertise dans l’exploration offshore, nous répondrons à la demande des deux pays d’évaluer la matérialité des ressources en hydrocarbures et de leur potentiel productif dans cette zone », a déclaré Patrick Pouyanné, PDG de l’entreprise.

Ce dernier n’a cependant fourni aucun détail sur le calendrier. Selon le quotidien an-Nahar, citant des propos attribués à Laurent Vivier, directeur Moyen-Orient et Afrique du Nord de la branche exploration-production de TotalEnergies, les travaux d’exploration du bloc pourraient s’achever d’ici à fin 2023. Contacté, le ministère de l’Énergie et de l’Eau n’a pas fait de commentaires.

Réorganisation du consortium

TotalEnergies et Eni forment le consortium qui a remporté en 2018 les premiers contrats d’exploration et d’exploitation des réserves supposées de gaz que contiendraient les fonds marins libanais. Les licences portaient sur les blocs n° 4 (situé au centre-est de la ZEE, face au littoral des cazas de Jbeil et de Batroun) et n° 9 (au sud, jouxtant la zone litigieuse dont le partage entre le Liban et Israël a été réglé par l’accord). Les huit autres blocs ont été mis en jeu entre 2019 et fin 2021, sans toutefois trouver preneur.

Le russe Novatek faisait partie du consortium formé par TotalEnergies et Eni, avec 20 % des parts. Une participation dont il s’est récemment délesté au profit de l’État libanais, qui les a ensuite transférées à TotalEnergies. Ce désistement est probablement lié aux tensions russo-américaines en marge du conflit en Ukraine, selon Yeghia Tashjian, chercheur associé de l’Institut Issam Farès pour les politiques publiques et les affaires internationales de l’AUB.

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L’annonce de Total était particulièrement attendue depuis la signature de l’accord entre Israël et le Liban dans la mesure où la communication de l’opérateur au sujet du Liban s’était limitée à évoquer la réorganisation du consortium, qui pourrait compter sur l’arrivée possible de QatarEnergy.

Fin octobre, le directeur général de la compagnie énergétique publique qatarie, Saad el-Kaabi, avait confirmé que QatarEnergy était en discussion avec le gouvernement libanais pour prendre une participation de 30 % dans un bloc d’exploration gazière en mer et négociait parallèlement sur le sujet avec les groupes français TotalEnergies et italien Eni. Deux sources avaient également déclaré à Reuters que TotalEnergies et le gouvernement libanais avaient trouvé un accord aux termes duquel le groupe français prendrait temporairement le contrôle du bloc, ouvrant la voie à des négociations avec le Qatar.

Côté israélien, la compagnie Energean, qui avait déjà entamé la production de gaz naturel sur le gisement de Karish, qui se situe dans les eaux israéliennes en bordure de la frontière maritime, a confirmé il y a une semaine le potentiel de deux autres puits, Zeus et Athena.

Attendu au tournant depuis près d’un mois, le géant pétrolier français TotalEnergies a annoncé mardi dans un communiqué qu’il allait lancer les activités d’exploration à la recherche de gaz offshore dans le bloc 9 qui se trouve dans les eaux territoriales libanaises. La démarche a été décidée après la conclusion de l’accord sur la frontière maritime entre le Liban et...

commentaires (4)

IL FAUT NOUS REVELER LE POURCENTAGE DE TOTALENERGIE DANS L,EXPLOITATION ET LA PART QU,ELLE VERSERA A ISRAEL PAR CONTRAT QUE LE LIBAN DEVRA AGREER... AGREE D,AVANCE !

LA LIBRE EXPRESSION

07 h 53, le 16 novembre 2022

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Commentaires (4)

  • IL FAUT NOUS REVELER LE POURCENTAGE DE TOTALENERGIE DANS L,EXPLOITATION ET LA PART QU,ELLE VERSERA A ISRAEL PAR CONTRAT QUE LE LIBAN DEVRA AGREER... AGREE D,AVANCE !

    LA LIBRE EXPRESSION

    07 h 53, le 16 novembre 2022

  • Je ne m’y connais pas trop en matière d’hydrocarbures. Je lis des compagnies total, quater, Eni etc… et le liban… a til déjà ou envisage t- il crée une compagnie genre LIBAN GAZ ou LIBAN machin chose? La partie libanaise est représentée par qui? Le ministère de l’énergie ? Sachant que les ministres sont les propriétés des divers clans et partis du pays… la finance appartient à berri&co, l’électricité au CPL etc… il vaudrait mieux créer un organisme NEUTRE et HONNÊTE pour , ensuite, faire en sorte que les ressources financières soient entre de bonnes mains. Sur un autre plan… connaissant les zigotos de la république bananière… qui garantit qu’une fois les recherches terminées et si le liban découvre cette manne d’or sous-marine… qui garantit qu’il n’éjecterons pas l’une ou l’autre des cies pour qu’une cie plus régionale prenne le relais? Nous avons l’expérience de la FFA en 1977: seoudiens, yéménites etc… , à terme, ils ont été éjectés suite à des menaces et tirs « inconnus «  contre eux…. Ils ont quitté à la 4e vitesse pour qu’une seule force militaire reste seule maitre à bord….

    LE FRANCOPHONE

    15 h 21, le 15 novembre 2022

  • Exploration hein? Pas exploitation. Pendant ce temps nos voisins zèbreux pompent le gaz de Karish, qui est très probablement connecté sous-terrainement à Cana. Sinon les zèbreux n’auraient jamais signé.

    Gros Gnon

    15 h 20, le 15 novembre 2022

  • Les États-Unis se sont engagés à rester les garants de cet accord durement acquis. C'est pas durement aquit? Avec un t?

    Tina Zaidan

    10 h 16, le 15 novembre 2022

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