Rechercher
Rechercher

Économie - Agroalimentaire

Le Liban joue les étoiles dans le SIAL de Paris

Un atelier culinaire piloté par le grand chef français Philippe Geneletti est programmé aujourd’hui dans le pavillon libanais de la version parisienne du Salon international de l’alimentation.

Le Liban joue les étoiles dans le SIAL de Paris

Le pavillon libanais au Salon international de l’alimentation qui se déroule à Paris jusqu’au 19 octobre. Photo DR

Le Salon international de l’alimentation (SIAL) à Paris a officiellement ouvert ses portes aux visiteurs samedi, au terme d’une cérémonie d’inauguration à laquelle a notamment participé le ministre sortant de l’Industrie, le député Georges Bouchikian, les députés Simon Abiramia et Michel Moawad, ainsi que l’ambassadeur du Liban en France Rami Adwan.

Dans son discours d’ouverture, le ministre a salué la capacité des producteurs libanais présents au Salon « à innover et à se développer », et a tenu à les encourager à continuer de « préserver et développer le patrimoine culinaire libanais », tout en améliorant leur « compétitivité à l’échelle internationale en établissant des partenariats stratégiques » lors du SIAL.

Lire aussi

« Bouzit » Bachir fait fondre Paris

Organisé tous les deux ans depuis 1964 dans la capitale française, le Salon accueille pour la première fois cette année 19 entreprises libanaises qui se partageront jusqu’au 19 octobre les 230 m² du pavillon attribué au pays du Cèdre. Ces producteurs feront partie des 7 200 représentants de 119 pays présents sur place pour exposer leurs produits devant plus de 300 000 professionnels des secteurs de la restauration, de la distribution, de la transformation alimentaire ou encore d’autres exploitants de l’agro-industrie venus découvrir les nouvelles tendances, développer leurs réseaux et nouer des partenariats.

La majorité des visiteurs attendus sont établis en Europe. Le réseau SIAL programme plusieurs autres Salons de ce type dans d’autre villes du monde (Abou Dhabi, Alger, Djakarta, Montréal, New Delhi, Shanghai ou encore Toronto). Pour la petite histoire, l’édition 2020 du SIAL de Paris, qui devait se dérouler à Villepinte, dans le département de Seine-Saint-Denis, avait été reportée en raison des restrictions liées au Covid-19.

Participants et partenaires

Installé entre ceux de deux de ses voisins du Golfe, Dubaï et le Qatar, le pavillon libanais a été baptisé « Lebanon: Taste Our Land, Taste Our Heritage » (Le Liban : goûtez à notre terre et à notre patrimoine). Parmi les 19 participants, figurent plusieurs producteurs d’épices (Abido Spices, Adonis Spices, Daabool Brothers) ; de spécialités libanaises en conserves ou conditionnées (Alia, Al Kanater, al-Rabih-Sonaco, AnNabil, Chtoura Garden-Alfa Interfood, Second House-Gourmet Foods, Mechaalany, Yamama) ; de pistaches, fruits secs et graines (al-Amira Nuts, Castania) ; d’ingrédients pour desserts et pâtisseries maison (Aruba-Hintrag) ; de produits à base d’olives (Saïd Saïfan), d’huiles, de miels et de mélasses (JS Honey, Saïd Saïfan) ; de pâtisseries orientales (Hallab 1881) ; de boissons non alcoolisées (Libanjus) et enfin de snacks cuisinés (Solers).

Lire aussi

« Forever Beirut » de Barbara Abdeni Massaad, pour le meilleur et pour le pire

Parmi les exclusivités, Second House doit notamment présenter pour la première fois sa nouvelle ligne de produits en épiceries fines, Gourmets Food. Un atelier culinaire (« Le Liban, une gastronomie de soleil et de générosité »), piloté par le grand chef français Philippe Geneletti (plus jeune étoilé en 2009), est en outre programmé aujourd’hui à « La Cuisine » du SIAL, un espace dédié aux animations de ce type.

L’objectif pour ces marques : se montrer sous leur plus beau jour afin de renforcer la notoriété des produits libanais à l’étranger, aussi bien au niveau du goût que des standards de qualité, et de permettre ainsi au pays d’augmenter ses exportations. Pour le directeur exécutif de Fair Trade Lebanon, la mire est placée sur un objectif visant une hausse de 10 % des exportations agricoles libanaises en deux ans. C’est aussi l’objectif ciblé par le projet Bieel (Business Innovation and Enhance Exports for Lebanon), financé par la MEPI (Middle East Partnership Initiative, financée par les États-Unis), et l’ONG Fair Trade Lebanon qui espère voir le secteur exporter pour 50 millions de dollars de plus dès 2023.

De son côté, le député Michel Moawad, directeur exécutif de la Fondation René Moawad – un des organisateurs du pavillon libanais –, a souligné depuis Paris que grâce « à un projet financé par la Hollande », sa fondation a permis à « environ trois mille agriculteurs libanais d’exporter leurs produits vers les marchés européens ». Une expérience qui, selon lui, « devrait servir de modèle à suivre pour le Liban, puisque, contrairement aux idées reçues, elle prouve que notre agriculture peut être compétitive si on y investit les ressources nécessaires pour nous lancer dans de nouveaux marchés à haute valeur ajoutée ».

Une manne plus que bienvenue dans le contexte de crise que connaît le Liban depuis l’été 2019, au cours de laquelle sa monnaie nationale a perdu 96 % de sa valeur, entre autres conséquences néfastes.

Le déploiement des producteurs libanais dans les travées du SIAL constitue enfin le point d’orgue d’une initiative conjointe entre pas moins d’une quinzaine de partenaires, dont le ministère libanais de l’Économie et du Commerce, celui de l’Industrie, Fair Trade Lebanon, la Fondation René Moawad, la Chambre de commerce franco-libanaise, Meref (CCI), l’ESA Business School, l’Association des industriels libanais (ALI), l’Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), Bieel, le syndicat libanais des industries alimentaires (SLFI), l’ambassade du Liban en France, la MEPI, et enfin la chaîne de télévision libanaise MTV. Ces partenaires s’étaient retrouvés à l’ESA il y a un peu plus d’un mois pour présenter le pavillon libanais.


Le Salon international de l’alimentation (SIAL) à Paris a officiellement ouvert ses portes aux visiteurs samedi, au terme d’une cérémonie d’inauguration à laquelle a notamment participé le ministre sortant de l’Industrie, le député Georges Bouchikian, les députés Simon Abiramia et Michel Moawad, ainsi que l’ambassadeur du Liban en France Rami Adwan.Dans son discours...
commentaires (3)

Sous le SIAL de Paris s’envole une chanson, humm humm…

Gros Gnon

04 h 14, le 18 octobre 2022

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Sous le SIAL de Paris s’envole une chanson, humm humm…

    Gros Gnon

    04 h 14, le 18 octobre 2022

  • LA HONTE!!! Un salon en France Les plus grandes écoles du liban sont FRANCOPHONES ( jésuites, les frères, nazareth, sainte famille etc…) nous parlons français.. Voilà que des ignares linguistiquement parlant ( désolé pour ma franchise) préfèrent afficher LEBANON et tout le reste en ANGLAIS ?? Depuis que les libanais SINGENT les pays du gulf avec cet anglicisme, depuis que personne n’envisage remettre sur les rails une chaîne francophone genre C33 ou canal 9… résultat ? Des incultes qui viennent à paris et sans doute ne parlent ou presque pas français.. en tout cas, le stand est écrit en anglais… LA HONTE pour un pays qui possède les plus prestigieuses écoles francophones de la région

    LE FRANCOPHONE

    15 h 04, le 17 octobre 2022

  • Tout est en anglais au cœur de Paris. Une ignorance sans nom

    MOUSSA Tony

    12 h 37, le 17 octobre 2022

Retour en haut