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Moyen-Orient - Prisonniers

Un Américain bloqué en Iran autorisé à quitter le pays, son fils libéré

Téhéran attend le déblocage d’une partie de ses fonds gelés.

Un Américain bloqué en Iran autorisé à quitter le pays, son fils libéré

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a joué un rôle dans la libération de prisonniers américains. Ghulal Rasool/AFP

Un Américano-Iranien de 85 ans, Baquer Namazi, bloqué en Iran après y avoir été détenu, a été autorisé à quitter le pays, tandis que son fils Siamak a été remis en liberté, une information annoncée samedi par l’ONU et saluée par Washington.

« Ce sont de premières étapes cruciales, mais nous ne nous arrêterons pas tant que les Namazi ne pourront pas tous rentrer aux États-Unis et que leur long cauchemar aura enfin pris fin », a réagi l’avocat des deux hommes Jared Genser dans un communiqué.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « reconnaissant qu’à la suite de (ses) appels au président iranien Ebrahim Raïssi, notre ancien collègue Baquer Namazi a été autorisé à quitter l’Iran pour recevoir un traitement médical à l’étranger ».

Baquer Namazi, un ancien responsable de l’Unicef, avait été détenu en février 2016 lorsqu’il s’était rendu en Iran pour faire libérer son fils, Siamak Namazi, un homme d’affaires irano-américain arrêté en octobre 2015. Tous deux ont été condamnés à dix ans de prison en octobre 2016 pour espionnage. Le père, âgé de 85 ans, a été dispensé en 2020 d’exécuter sa peine, mais ne pouvait pas quitter l’Iran malgré des problèmes médicaux.

« Pour la première fois depuis sept ans, Siamak Namazi est à la maison avec ses parents à Téhéran », a indiqué l’avocat.

Des efforts loin d’être terminés

Le porte-parole du département d’État américain Ned Price s’est dit « profondément heureux » de cette nouvelle. « Nos efforts sont loin d’être terminés. Nous restons engagés et déterminés à assurer la liberté de tous les Américains injustement détenus en Iran et ailleurs », a-t-il indiqué dans un communiqué.

En juin, dans une tribune publiée dans le New York Times, Siamak Namazi avait « imploré » le président américain Joe Biden de conclure un accord sur un échange de prisonniers avec Téhéran, malgré des négociations nucléaires dans l’impasse avec la République islamique.

L’espoir de Siamak Namazi d’être libéré avait été ravivé en 2021, disait-il, à la reprise des discussions indirectes entre Washington et Téhéran visant à raviver l’accord nucléaire avec l’Iran, dont l’ex-président américain Donald Trump s’était retiré en 2018. Ces négociations restent au point mort.

De son côté, l’Iran attend le déblocage de sept milliards de dollars de ses fonds gelés à l’étranger, a annoncé dimanche un média officiel. « Avec la finalisation des négociations entre l’Iran et les États-Unis pour libérer les prisonniers des deux pays, sept milliards de dollars des ressources bloquées de l’Iran seront libérés », a indiqué l’agence officielle IRNA.

Des dizaines de milliards de fonds iraniens sont gelés dans plusieurs pays, notamment en Chine, en Corée du Sud et au Japon, depuis le rétablissement des sanctions américaines en 2018 par l’ancien président américain Donald Trump.

En janvier 2021, Téhéran avait accusé Séoul de tenir « en otage » sept milliards de dollars lui appartenant, appelant à plusieurs reprises la partie coréenne à les débloquer. L’agence IRNA a précisé que « Washington poursuit en même temps la libération de ses citoyens détenus en Téhéran et le déblocage des fonds iraniens en Corée du Sud ».

Le pouvoir iranien fait face à un vaste mouvement de contestation, qui a débuté le 16 septembre, quand une jeune femme kurde de 22 ans, Mahsa Amini, est décédée trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l’Iran, qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique. Des manifestations avaient encore lieu durant le week-end dans plusieurs universités du pays pour dénoncer cette répression meurtrière, tandis que des rassemblements étaient organisés à travers le monde en solidarité avec ce mouvement, le plus important en Iran depuis 2019.

Deux autres citoyens américains sont actuellement retenus en Iran : Emad Sharqi, un investisseur condamné à dix ans de prison pour espionnage, et Morad Tahbaz, qui a également la nationalité britannique et qui a été remis en liberté provisoire.

Source : AFP


Un Américano-Iranien de 85 ans, Baquer Namazi, bloqué en Iran après y avoir été détenu, a été autorisé à quitter le pays, tandis que son fils Siamak a été remis en liberté, une information annoncée samedi par l’ONU et saluée par Washington.« Ce sont de premières étapes cruciales, mais nous ne nous arrêterons pas tant que les Namazi ne pourront pas tous rentrer aux...

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