Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, s'entretenant hier avec le président français, Emmanuel Macron, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Photo envoyée par notre correspondante Hoda Chedid.
Le chef de l’État, Michel Aoun, a affirmé hier qu’il œuvrait pour « former un gouvernement ayant les pleins pouvoirs » à même d’assumer les fonctions du président de la République après le 31 octobre, date de la fin de son mandat, si son successeur n’est pas élu dans les délais constitutionnels. « J’œuvre pour la formation d’un gouvernement ayant les pleins pouvoirs, capable d’exercer les prérogatives du président en cas de vacance présidentielle après le 31 octobre », a affirmé M. Aoun, lors d’une réunion avec une délégation d’ambassadeurs de l’Union européenne. Il a déclaré, en outre, qu’il est « difficile de gérer un État à trois têtes (...) C’est pour cela que nous craignons ce chaos constitutionnel (en cas de vacance à la magistrature suprême, NDLR) avec un cabinet chargé de gérer les affaires courantes et un Parlement récemment élu mais composé (de députés) d’appartenances diverses ». « Le Liban a besoin de réformes politiques, en plus de changements structurels dans le système qui doit être renforcé et réformé », a-t-il estimé. Pour sa part, l’ambassadrice de France au Liban, Anne Grillo, a souligné la « nécessité de l’existence d’un cabinet ayant les pleins pouvoirs et du respect des échéances constitutionnelles, notamment l’élection présidentielle ». Plusieurs observateurs s’accordent à dire que le nouveau gouvernement pourrait voir le jour au retour du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, au Liban. Des pressions diplomatiques mais aussi de la part du Hezbollah ont été exercées sur les deux présidents afin d’éviter une crise institutionnelle inédite dans l’histoire du pays. M. Mikati se trouve actuellement à New York à la tête de la délégation qui représente le Liban à l’Assemblée générale des Nations unies. Le Premier ministre sortant prononcera un discours aujourd’hui à la tribune onusienne. Hier, il s’est entretenu avec le roi de Jordanie Abdallah II et le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Aboul Gheit, qui a annoncé une visite prochaine d’une délégation de l’institution panarabe à Beyrouth. Une réunion entre M. Mikati et le président français Emmanuel Macron a également eu lieu en marge de l’Assemblée.


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Personne ne croit plus cette personne qui n’a rien fait pendant son mandat alors qu’il avait les pleins pouvoirs à plusieurs reprises ni son gendre qu’il impose au pays depuis 15ans .
16 h 52, le 21 septembre 2022