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Moyen-Orient - Syrie

Les Kurdes annoncent avoir arrêté 226 jihadistes dans le camp d’al-Hol

Trois morts dans des frappes turques près de Kobané.

Les Kurdes annoncent avoir arrêté 226 jihadistes dans le camp d’al-Hol

De la fumée monte suite à une frappe aérienne dans le nord de la Syrie, le 17 septembre 2022. Omar Haj Kadour/AFP

Les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie ont annoncé samedi l’arrestation de 226 jihadistes dans le camp d’al-Hol depuis le début d’une opération sécuritaire lancée fin août suite à une recrudescence des attaques du groupe État islamique. Selon un communiqué de la police kurde (Assayech), 36 femmes figurent parmi les « extrémistes » arrêtés dans le camp situé à moins de 10 kilomètres de la frontière irakienne. Près de 25 tunnels et tranchées ont par ailleurs été découverts et de nombreuses armes confisquées dans le cadre de cette opération lancée le 24 août, selon la même source.

L’ONU avait déclaré fin juin que plus de cent personnes, dont de nombreuses femmes, ont été tuées en 18 mois dans ce camp administré par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes).

Le camp d’al-Hol, délabré et surpeuplé, abrite selon l’ONU environ 56 000 proches de jihadistes capturés ou ayant fui les offensives contre l’EI, dont 10 000 étrangers, des déplacés syriens et des réfugiés irakiens. La police a également déclaré avoir libéré deux femmes yézidies qui étaient détenues par des sympathisantes de l’EI à l’intérieur du camp, et quatre autres femmes ont été retrouvées enchaînées. Malgré les mises en garde des organisations internationales qui dénoncent une situation « catastrophique » dans ce camp, la plupart des pays refusent de rapatrier leurs ressortissants du camp d’al-Hol.

Samedi, les Assayech ont accusé la communauté internationale d’avoir « sous-estimé la gravité des menaces » des jihadistes dans le camp. La police kurde a également dénoncé un « lien structurel entre les services de renseignements turcs et les cellules de l’EI opérant dans le camp et ses environs ». Elle a notamment accusé l’ONG Bahar, basée en Turquie, de complicité dans « l’acheminement d’armes et d’argent » à des jihadistes dans le camp.

Frappes turques

Parallèlement, des frappes aériennes turques dans le nord de la Syrie sur des positions tenues par les forces du régime et des forces kurdes ont fait trois morts dimanche, a indiqué une ONG syrienne.

Les frappes ont visé des positions de l’armée syrienne et des FDS, non loin de la ville de Kobané, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les trois personnes tuées dans ces raids portaient des uniformes militaires, selon l’ONG basée en Grande-Bretagne, mais qui dispose d’un large réseau de sources en Syrie. L’OSDH fait état de plusieurs blessés, dont certains graves, mais ne donne pas des chiffres exacts. Dans la matinée, des forces turques ont été visées par des tirs en provenance de Kobané, non loin de la frontière, a ajouté l’ONG.

En guerre depuis 2011, la Syrie est morcelée à cause de l’intervention de multiples groupes et puissances étrangères dans le conflit. Entre 2016 et 2019, l’armée turque a lancé trois opérations d’envergure dans le nord de la Syrie visant les milices et organisations kurdes. Les forces du régime se sont déployées dans des zones contrôlées par des combattants kurdes, dans le cadre d’accords destinés à endiguer une nouvelle opération turque.

Depuis juillet, les drones turcs frappent de plus en plus souvent les zones contrôlées par les forces kurdes syriennes d’un côté, qui contrôlent la majeure partie du nord-est du pays, selon l’OSDH et des responsables kurdes, mais il est rare que les opérations turques à la frontière entraînent la mort de soldats prorégime. Mi-août, l’agence de presse officielle syrienne SANA avait confirmé la mort d’au moins trois soldats syriens dans des frappes turques près de la frontière.

La Turquie, dont les soldats sont présents dans des zones du nord de la Syrie, menace depuis mai de lancer une offensive d’envergure contre les FDS, qu’elle considère comme « terroristes ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé que son armée était « prête » à tout moment pour une nouvelle offensive.

Ankara affirme vouloir créer une « zone de sécurité » de 30 kilomètres à sa frontière sud.

Après le déclenchement de la guerre en Syrie, qui a fait plus d’un demi-

million de morts, la Turquie s’était farouchement opposée au régime de Bachar el-Assad, se posant en soutien indéfectible des groupes rebelles syriens.

Source : AFP


Les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie ont annoncé samedi l’arrestation de 226 jihadistes dans le camp d’al-Hol depuis le début d’une opération sécuritaire lancée fin août suite à une recrudescence des attaques du groupe État islamique. Selon un communiqué de la police kurde (Assayech), 36 femmes figurent parmi les « extrémistes » arrêtés dans le camp situé...

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