Deux lesbiennes et militantes LGBTQ ont été condamnées à mort en Iran, accusées de promouvoir l’homosexualité, ont rapporté des activistes lundi, exhortant la communauté internationale à empêcher l’exécution de ces verdicts. Zahra Sedighi Hamedani, âgée de 31 ans, et Elham Chubdar, 24 ans, ont été condamnées par un tribunal dans la ville d’Ourmia (Nord-Ouest), a rapporté lundi l’organisation de défense des droits humains kurde Hengaw. Les deux activistes sont actuellement détenues dans le quartier réservé aux femmes de la prison de Ourmia. Dans un communiqué publié lundi sur son site Mizan Online, l’autorité judiciaire a confirmé la condamnation à mort pour « corruption sur terre » des jeunes femmes. Il s’agit de la charge la plus grave du code pénal iranien. Le sort d’une militante iranienne pro-LGBTQ de premier plan, Sedighi Hamedani – connue sous le nom de Sareh –, suscite aussi de grandes inquiétudes depuis plusieurs mois. Elle a été arrêtée en octobre 2021 par les forces de sécurité iraniennes alors qu’elle tentait de fuir en Turquie voisine. Sedighi Hamedani a ensuite été emprisonnée à l’isolement pendant près de deux mois.
... et plus de 300 personnes arrêtées pour avoir milité contre le port du voile
Les autorités iraniennes ont arrêté plus de 300 personnes accusées de militer contre le port du voile obligatoire dans le pays, a rapporté l’agence de presse Fars, citant un officiel. « Nous avons identifié plus de 300 personnes qui luttent contre le port du voile de différentes façons », a indiqué Ali Khanmohammadi, le porte-parole de l’Organisation de la promotion de la vertu et du rejet du vice, affiliée à l’État, cité par Fars. « Toutes ces personnes ont été arrêtées », a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur la date et le lieu de ces arrestations. Depuis la révolution islamique de 1979, la loi en vigueur en Iran impose aux femmes, iraniennes et étrangères, et quelle que soit leur religion, de sortir la tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long. Toutefois, un nombre croissant d’Iraniennes, à Téhéran et dans d’autres grandes villes, laissent apparaître nettement leur chevelure. Mais ces derniers mois, sous la présidence de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, les interventions de la police se sont multipliées pour faire appliquer la loi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
"Deux lesbiennes et militantes LGBTQ ont été condamnées à mort en Iran, accusées de promouvoir l’homosexualité..." A-t-on idée de militer pour ce genre de truc en Iran? Elles sont vraiment folles! A propos, on a dernièrement ajouté un Q au LGBT traditionnel: c'est l'initiale de quoi au juste?
10 h 38, le 07 septembre 2022