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Politique - Présidentielle

Raï appelle les candidats à annoncer leur programme, Audi dresse le profil du chef de l'Etat idéal

"Si les candidats sérieux à la présidence de la République proclament la neutralité, ils gagneront la confiance de la majorité de l'opinion publique libanaise, arabe et internationale", souligne le patriarche maronite. 

Raï appelle les candidats à annoncer leur programme, Audi dresse le profil du chef de l'Etat idéal

Le patriarche maronite Béchara Raï lors d'une messe à Dimane, au Liban-Nord, le 14 août 2022. Photo Twitter @bkerki

Le patriarche maronite Béchara Raï et le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth Élias Audi se sont tous deux penchés dans leurs homélies dominicale respectives sur la future présidentielle au Liban, insistant pour le premier sur l'importance que les candidats à cette fonction annoncent leur point de vue sur plusieurs grands dossiers, et pour le second sur le profil idéal du prochain chef de l'Etat. 

"Le Liban ne peut vivre conformément au message qu'il porte s'il ne vit pas sa neutralité active", a déclaré le patriarche, revenant sur un de ses sujets de prédilection et précisant que cette neutralité "n'est pas une prise de position circonstancielle ou un point de discorde, mais la source d'un dialogue responsable et constructif entre les forces au Liban". Il a estimé, dans son homélie dominicale au siège du patriarcat à Dimane, que si le Liban devenait neutre cela permettrait en outre de "diminuer le nombre d'affaires litigieuses entre les Libanais".  "Si les candidats sérieux à la présidence de la République proclament la neutralité, ils gagneront la confiance de la majorité de l'opinion publique libanaise, arabe et internationale".

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Béchara Raï avait reçu samedi le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, qui est est un des candidats officieux à ce poste, à l'approche de la fin du mandat de son beau-père, le président Michel Aoun. Samir Geagea, qui dirige les Forces libanaises, et Sleiman Frangié, chef des Marada et considéré comme le candidat le plus sérieux à la présidence, avaient eux aussi été reçus dernièrement à Dimane.

"Le peuple a besoin d'un président qui place le Liban à l'écart des conflits extérieurs et non qui renouvelle la présence du pays au cœur de ces guerres", a encore lancé le patriarche. "Dans cette perspective, il est naturel que le peuple attende la vision que peut avoir chaque candidat sérieux", a-t-il estimé. "Il est vrai qu'au Liban, le chef de l'Etat ne gouverne pas seul, mais cela ne doit pas dispenser les candidats de commencer à donner leur conception des problèmes et crises du pays et de leurs solutions et d'annoncer clairement leur position sur les affaires existentielles comme, en priorité, les réformes économiques et financières", a poursuivi le patriarche. Il a encore invité les personnes briguant la magistrature suprême à s'exprimer concernant "l'application d'une décentralisation administrative élargie, l'organisation d'une conférence internationale sur le Liban, leur plan pour résoudre la question des réfugiés palestiniens et le retour des Syriens dans leur pays, ainsi que le retour des Libanais qui ont fui en Israël en 2000".

"Nous en avons assez des surprises"
"Nous ne pouvons pas continuer à entendre des noms de candidats ici et là sans que ne soit connue leur vision des choses, nous en avons assez des surprises", a-t-il déclaré, réclamant un chef de l'Etat "qui a l'expérience de la chose publique et prend des positions souverainistes". Le prélat a poursuivi en demandant que l'élection présidentielle ait lieu dans les délais constitutionnels, c'est à dire entre fin août et octobre. 

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Commentant brièvement la prise d'otages par un déposant qui voulait retirer de l'argent en devises de son compte, dans le quartier de Hamra la semaine dernière, Mgr Raï a appelé à la mise en œuvre des réformes requises "afin que le système bancaire retrouve son rôle normal". "Considérer que l'incident de Hamra est un incident du passé risque d'aggraver la situation et de motiver d'autres citoyens à tenter d'obtenir leurs droits en dépit de la loi", a-t-il ajouté. 

Le métropolite Élias Audi s'est également penché de son côté sur la question de la présidentielle et appelé le Parlement à se rassembler pour un scrutin organisé "dans les délais définis par la Constitution". "Le président auquel nous aspirons doit être proche de son peuple et œuvrer à réaliser les rêves des gens. Il doit aimer sa patrie et se dévouer à la servir, sans égoïsme, a-t-il prescrit. Il doit avoir une vision claire, être une personnalité forte, il doit savoir bien s'entourer et anticiper les événements". "Il ne doit appartenir qu'au Liban, respecter la Constitution et les lois et ne pas faire preuve d'indulgence envers ceux qui les enfreignent. En résumé, nous avons besoin d'un président libre du poids des intérêts et des appartenances, qui n'agit que dans l'intérêt du Liban", a-t-il conclu. 


Le patriarche maronite Béchara Raï et le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth Élias Audi se sont tous deux penchés dans leurs homélies dominicale respectives sur la future présidentielle au Liban, insistant pour le premier sur l'importance que les candidats à cette fonction annoncent leur point de vue sur plusieurs grands dossiers, et pour le second sur le profil idéal du prochain...

commentaires (5)

Quel candidat ? Au Liban, nul besoin d'etre candidat pour etre elu president. Par contre, depuis l'ete Syrienne, etre militaire peut aider... Programme ? Quel programme ? Depuis quand la canaille qui dirige ce pays a un programme ? A part celui de se remplir les poches ????

Michel Trad

22 h 58, le 14 août 2022

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Commentaires (5)

  • Quel candidat ? Au Liban, nul besoin d'etre candidat pour etre elu president. Par contre, depuis l'ete Syrienne, etre militaire peut aider... Programme ? Quel programme ? Depuis quand la canaille qui dirige ce pays a un programme ? A part celui de se remplir les poches ????

    Michel Trad

    22 h 58, le 14 août 2022

  • SI , NOUS LA MAJORITÉ DES CIVILS ET DE L’OPINION PUBLIQUE AU LIBAN DRESSONS LE PROFIL SÉRIEUX , SÉRIEUX ( X FOIS ) DESDITS CHEFS COMMERÇANTS DE DIEU , ET COMMENT ILS DOIVENT NOUS REPRÉSENTER , PEUT ÊTRE POUR UNE FOIS ON SERA QUITTE ..Y ‘EN A MARRE , QUE CHACUN FAIT SON TRAVAIL .

    aliosha

    19 h 22, le 14 août 2022

  • Ya battrak votre positionnement vous fait honneur mais je crains qu’il ne soit trop tard … le pays a déjà été vendu malheureusement avec l’aide de libanais de toutes confessions !!

    Bery tus

    18 h 30, le 14 août 2022

  • Monseigneur, vous lui faites honneur, un honneur qu’il ne mérite, de fouler le sol de la maison qui représente les maronites du pays. Grosse erreur. Il prend votre ouverture pour de la faiblesse tout comme ses alliés qui ne comprennent que le language du mépris et des rapports force, il va falloir se montrer à la hauteur de leurs espérances.

    Sissi zayyat

    17 h 39, le 14 août 2022

  • Quand je pense qu'il suffit de décréter que le prochain président doit mesurer plus que 150 cm pour l'écarter...

    Gros Gnon

    15 h 04, le 14 août 2022

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