Rechercher
Rechercher

Économie - Budget 2022

La commission souhaite inclure les recettes et dépenses déjà réalisées

La commission parlementaire des Finances et du Budget s’est à nouveau réunie hier pour avancer sur le projet de budget 2022. Elle a nouvellement validé 9 articles, sur la trentaine qu’il restait à la commission de valider, selon son président, le député Ibrahim Kanaan, sur les 139 dispositions que contenait ce projet de loi.

Toutefois, vu le retard accumulé par le projet, le député a demandé au ministre sortant des Finances Youssef Khalil, de lui transmettre le bilan des finances effectué jusqu’à présent, c’est-à-dire les recettes et les dépenses déjà inscrites sur les comptes publics par le ministère. Ceci devrait être fait « la semaine prochaine ». Ibrahim Kanaan a ainsi expliqué vouloir inclure les données des six premiers mois de l’année dans le projet de budget de 2022. « Ces chiffres ne sont plus des estimations », a-t-il développé, en prenant pour exemple le dollar-douanier, utilisé pour calculer les taxes douanières. Toujours selon le député, la commission s’est prononcée en faveur d’un ajustement moins brutal et plus progressif du taux de change que le gouvernement de Nagib Mikati qui sera appliqué pour le calcul des taxes douanières pour passer du taux officiel (1 507,5 livres pour un dollar) à celui de Sayrafa mis à jour quotidiennement par la Banque du Liban (25 700 livres hier).

Dans le préambule du projet, le gouvernement avait précisé en février avoir utilisé le taux de change de 20 000 livres pour l’année 2021 et avait pris en compte le taux Sayrafa, notamment pour le calcul des taxes douanières. La semaine passée, le député avait renvoyé au ministre les clarifications concernant l’explication du taux de change utilisé dans ce projet, les qualifiant d’« insuffisantes ». La commission les avait demandées depuis avril, soit un mois après avoir reçu le projet de la part du gouvernement, qui l’avait validé en février.

L’adoption du budget par le Parlement se fera hors des délais constitutionnels, alors que ce texte constitue une des exigences pour l’octroi d’un prêt de 3 milliards de dollars sur quatre ans de la part du Fonds monétaire international, nécessaire pour sortir le pays de la crise, qu’il traverse depuis près de trois ans.


La commission parlementaire des Finances et du Budget s’est à nouveau réunie hier pour avancer sur le projet de budget 2022. Elle a nouvellement validé 9 articles, sur la trentaine qu’il restait à la commission de valider, selon son président, le député Ibrahim Kanaan, sur les 139 dispositions que contenait ce projet de loi.Toutefois, vu le retard accumulé par le projet, le député...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut