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Économie - Restauration

Le groupe Monty ouvre Goodmen à Gefinor

Le groupe Monty ouvre Goodmen à Gefinor

La terrasse du restaurant Goodmen peut accueillir une quarantaine de convives. Photo DR

C’est un quartier qu’on oublie souvent, bien qu’il fasse partie des incontournables de la capitale libanaise. À Hamra, prendre un café ou grignoter une salade dans les parages du centre Gefinor fait partie des petits plaisirs de la vie beyrouthine, surtout lorsque le Souk al-Baladi propose, sur la large esplanade de ce centre d’affaires, les produits du terroir libanais. S’il y a longtemps eu le restaurant Gruen, dont le nom rendait hommage à l’architecte autrichien Victor Gruen, concepteur de ces magnifiques bâtiments inaugurés au début des années 1970, sa fermeture a donné au quartier des allures de Belle au bois dormant.

Mais plus pour longtemps, grâce à l’ouverture de Goodmen, le premier restaurant du groupe Monty que dirige Mountasser (alias Monty) el-Hachem. Le décor a peu changé : les équipes chargées de sa réfection ont conservé une partie du mobilier – tables de marbre blanc, sièges Knoll, suspensions chromées – qui faisait le chic de l’ancien Gruen, se contentant de lambrisser les murs d’un bois couleur palissandre.

Cette ambiance « club » donne le ton : Goodmen mise sur une clientèle de moyen à haut de gamme et attirée par une carte internationale pour remplir une salle d’une centaine de places assises, ainsi que sa terrasse pouvant accueillir une quarantaine de convives.

« Les Goodmen (les Messieurs) sont ceux qui avancent dans la vie sans déroger à leurs principes, ceux qui se battent pour ce qui est juste et ce en quoi ils croient. Comme homme d’affaires, c’est la démarche que j’applique à chaque projet que porte dans mon groupe. Dans le cas de ce restaurant, son ouverture représente un risque que j’assume, même si certains me l’avaient déconseillé au préalable. Mais la zone de Hamra/Clemenceau me tient à cœur. C’est une façon pour moi aussi de prouver que je crois en l’avenir du Liban », explique Monty Hachem, qui préfère taire l’investissement.

Le nouveau restaurant du quartier Hamra/Clemenceau espère ressusciter le quartier. Photo DR

Ressusciter Hamra

Le PDG et fondateur du groupe est un habitué de ce quartier. Son siège social, où plusieurs centaines d’employés travaillent, est installé dans les tours du Gefinor. Si Mountasser el-Hachem n’a aucune expérience dans la restauration, ce self-made-man sait comment faire tourner un business. C’est en effet lui qui a fondé Monty Mobile, une société qui développe des outils de communication, de service ou de contenu à destination des opérateurs télécoms.

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Depuis son lancement en 1998, son succès a été phénoménal : Monty Mobile compte plus de 500 opérateurs et fournisseurs de services télécoms parmi ses clients et dispose de onze bureaux de représentation dans le monde. Certains sont implantés en Europe (Royaume-Uni, Croatie, Allemagne, Belgique), d’autres à Dubaï, en Inde et même en Indonésie.

Une centaine de places assises attendent une clientèle attirée par une carte internationale. Photo DR

Depuis, Monty Hachem s’est attaché à diversifier ses activités : dans le secteur financier d’abord, en créant la plateforme bancaire en ligne MyMonty ou encore le portail de solutions de paiement MontyPay. Dans le secteur des transports ensuite, avec Monty Jets, un spécialiste de la location de jets privés.

Parmi les dernières adjonctions figure Monty Development, qui gère le restaurant Goodmen. Et ce n’est pas son seul projet en cours : il doit encore y ouvrir très vite le Monty Café, ainsi qu’une cafétéria, destinée aux employés du quartier désireux de manger sans se ruiner. En premier lieu, ceux de son groupe. « Hamra/Clemenceau reste une artère commerciale et un quartier d’affaires important grâce au large secteur médical et hospitalier qui y a trouvé ses repères », ajoute-t-il. Un atout commercial qui vient renforcer le but réel que s’est fixé l’homme d’affaires : « Faire revivre ce quartier envers et contre tout. » De ce point de vue, il pourrait bien avoir été un précurseur : plusieurs autres projets s’annoncent pour ce quartier trop longtemps assoupi.

Cet article, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Hodema Consulting Services, n’a aucune vocation promotionnelle. Ce rendez-vous hebdomadaire sera consacré au secteur de la restauration et de l’hôtellerie qui continue, malgré tout, à se battre.



C’est un quartier qu’on oublie souvent, bien qu’il fasse partie des incontournables de la capitale libanaise. À Hamra, prendre un café ou grignoter une salade dans les parages du centre Gefinor fait partie des petits plaisirs de la vie beyrouthine, surtout lorsque le Souk al-Baladi propose, sur la large esplanade de ce centre d’affaires, les produits du terroir libanais. S’il y a...

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