En marge d’une conférence à Amman en Jordanie, le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Walid Fayad, a affirmé hier à l’agence Reuters que l’adoption d’un plan pour l’approvisionnement du Liban en électricité, soutenu par Washington et qui doit être financé par la Banque mondiale, était retardé « pour des raisons politiques ».
En plus de l’acheminement de gaz égyptien, un plan parrainé par Washington prévoit d’importer de l’électricité de Jordanie via la Syrie. Plusieurs procédures ont été enclenchées pour mener à bien ce projet, notamment au niveau de la réparation des infrastructures au Liban et en Syrie, mais Beyrouth attend toujours que la Banque mondiale approuve le financement de ces initiatives. L’obtention de fonds de l’institution internationale est « l’étape essentielle restante » pour la mise en application de ces projets, avait déclaré dernièrement le ministre de l’Énergie. Le ministre a aussi affirmé à Reuters que la Banque mondiale lie le financement du projet « à une sorte d’engagement politique », sans plus de précisions. Cela semble toutefois faire référence à un engagement des autorités à effectuer des réformes sérieuses dans les administrations publiques, une condition souvent mise en avant par la communauté internationale en vue de l’octroi d’aides au Liban.
Le ministre a enfin mis en garde contre une hausse des heures de rationnement de courant quotidien par Électricité du Liban – qui ne fournit depuis plusieurs mois que quelques heures d’électricité par jour – si l’adoption du plan était davantage retardée, surtout à l’arrivée prochaine des touristes pour la saison d’été durant laquelle la demande en électricité augmente fortement.


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Le ministre a enfin mis en garde contre une hausse des heures de rationnement de courant quotidien par Électricité du Liban... Quelle blague ! Comment pourrait on d'avantage rationner le courant électrique ?
23 h 24, le 09 juin 2022