Des membres du Réseau du secteur privé libanais réunis lors d’une conférence la semaine passée à Beyrouth. Photo DR
Le Réseau du secteur privé libanais (The Lebanese Private Sector Network), constitué d’hommes et de femmes d’affaires, ainsi que de représentants des professions libérales, rassemblant près de 75 membres, selon Rima Freiji, la coordinatrice générale du Réseau, a tenu une conférence la semaine dernière à Beyrouth afin d’annoncer ses 10 conditions à une reprise économique au Liban. Le pays est en effet en crise économique depuis près de trois ans et doit mettre en place des réformes identifiées de longue date mais nécessaires pour obtenir une aide de la part du Fonds monétaire international. Le plan de redressement présenté par le gouvernement n’a pas fait l’unanimité dans le pays, notamment auprès des banques locales.
C’est donc dans ce contexte que cette organisation, créée en octobre dernier et représentant le secteur privé, qui œuvre à être un acteur important pour développer ce secteur en se basant sur les principes de l’économie libérale, a présenté ses dix conditions qui aideront à réaliser cet objectif : la sécurité économique (assurer un revenu stable aux travailleurs pour maintenir un certain niveau de vie) ; la justice ; l’économie formelle (l’économie informelle constitue plus de 50 % des emplois, selon l’ONG Oxfam) ; la santé financière ; un État non centralisé et moderne ; la sécurité alimentaire, une production locale, l’accès à la santé ; le renforcement des capacités de production ; et enfin le développement durable.
Ce n’est pas la première fois qu’une organisation du secteur privé monte au créneau pour imposer ses conditions pour la relance du pays. En effet, la veille de la signature de l’accord préliminaire avec le FMI, le Mouvement international des chefs d’entreprise libanais (Midel), qui rassemble les patrons de la diaspora et du Liban, avait rencontré le vice-Premier ministre Saadé Chami pour discuter du plan de relance.
Dans son communiqué diffusé à la presse, son président Fouad Zmokhol a ainsi réaffirmé que le secteur privé exige d’être consulté au moment de la rédaction du plan de relance.
Il a aussi appelé à la mise en place d’une loi sur le contrôle des capitaux, toujours pas adoptée alors que les banques ont mis en place des restrictions bancaires illégales sur les comptes en devises des déposants depuis la fin de l’été 2019.


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