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Lifestyle - Liban Pop

À bord du vol « Beyrouth 303 », des destinées en péril

La nouvelle série des frères Sabbah est attendue sur la plateforme Shahid au mois de juin. « L’histoire traite des relations conjugales et toxiques dans notre société, mais surtout du thème de la perte », confie le réalisateur libanais Élie Semaan.

À bord du vol « Beyrouth 303 », des destinées en péril

À bord de l’avion Beyrouth 303 et la série éponyme, de haut en bas et de gauche à droite : Nadine Rassi, Jerry Ghazal, Moatasem Annahar, Abed Fahed et Soulafa Maamar. Photo DR

Alors qu’il se prépare à atterrir à l’aéroport de la capitale libanaise, l’avion du vol Beyrouth 303 explose et s’écrase en mer. Les circonstances du crash sont floues ; l’énigme reste entière. Mais le drame éclaire de nombreuses zones d’ombre de la vie de cinq protagonistes, parmi lesquels des survivants de l’accident. Tous en proie à des crises sociales ou personnelles respectives, ils prennent conscience avec le crash de ce qu’ils vivaient jusque-là, et ce qu’ils acceptaient en silence ne leur semble soudain plus tolérable... Voilà, en quelques mots, ce que nous pouvons déjà révéler au sujet de la nouvelle série panarabe intitulée Beyrouth 303 et attendue au mois de juin sur la plateforme Shahid. Initialement prévu pour le mois de ramadan, le retard dans l’écriture du scénario signé Seif Reda Hamed en a décidé autrement pour le feuilleton produit par Cedars Art Production des frères Sabbah (al-Hayba, 2020, Tarik) et réalisé par Élie Semaan. En pleine opération de montage des 15 épisodes, ce dernier ne cache pas son enthousiasme quant à la sortie de la série. « Les thèmes sont variés, confie-t-il. L’histoire traite des relations conjugales et des relations toxiques dans notre société, mais surtout du thème de la perte. Comment l’être humain peut-il trouver divers refuges pour compenser une perte, ou comment peut-il craindre de perdre une chose à laquelle il est attaché, même quand elle lui fait plus de mal que de bien... »

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Malgré des thèmes intéressants et profonds, c’est d’abord le côté technique qui a fasciné le réalisateur, qui a voulu reproduire l’explosion de l’avion de la manière la plus réaliste. Pour cela, l’équipe de production a construit avec de minutieux détails un avion grandeur nature qu’elle a mis en mer la veille du tournage, sans s’attendre à ce que les passants s’y méprennent. Les images de l’appareil ont ainsi circulé sur les réseaux sociaux, où beaucoup se sont demandé quand cet avion était tombé et pourquoi personne n’avait rien entendu au moment du choc. « Pour rester plausibles, nous avons également fait de nombreuses études et recherches pour savoir qui peut survivre généralement au crash d’un avion et de quelle manière, explique Élie Semaan, comme c’est le cas pour certains de nos personnages dont la vie va changer à tout jamais, après une expérience de mort imminente. » Au cœur de l’action du feuilleton figurent cinq protagonistes aux destinées mystérieuses et qui portent chacun un secret. « Ils cachent tous quelque chose et j’ai eu envie, en lisant le scénario, de créer des personnages intrigants », assure le jeune réalisateur d'al-Aawda, qui a pu bénéficier d’un casting de choix. Et d’abord la star syrienne Abed Fahed, avec qui il avait déjà collaboré en début d’année sur Chatti ya Beyrouth. « Collaborer avec lui est un vrai plaisir, confie Élie Semaan. C’est un ami enjoué et un acteur intelligent qui, malgré le succès et les années d’expérience, se pose toujours les bonnes questions et aborde toute scène avec appréhension. Si ce projet diffère totalement du précédent, qui se penchait plus sur les problèmes de classes populaires, notre succès a fait que nous ne pouvions pas nous permettre de faux pas sur ce coup. » Autre figure syrienne marquante, Soulafa Maamar, l’une des actrices les plus connues du petit écran en Syrie depuis plus de deux décennies. Elle incarne, chose rare, une femme du monde, et un personnage aux strates multiples et en constante évolution, selon Semaan. Mais le feuilleton marque surtout le retour très attendu de l’actrice libanaise Nadine Rassi (Familia, Louna, Amélia, Ossit hob, Sana’oud Baabda Kalil), qui occupe une place particulière dans le cœur du public libanais. « Nous allons revoir Nadine Rassi comme on l’aime et comme elle nous a manqué, dans un rôle complexe, difficile, qui l’a elle-même surprise, précise le réalisateur. Le public aura, je crois, un jugement sévère sur ce personnage qui porte tous les maux du monde, mais il finira par la comprendre. » Le tableau est enfin complété par l’acteur syrien Moatasem Annahar, qui enchaîne les succès, et le jeune talent et auteur libanais Jerry Ghazal, qui a de nombreux fans, après des prestations remarquées dans les séries Aa esmak, Emm el-banet et Chatti ya Beyrouth. « Un jeune homme passionné, attaché aux valeurs et déterminé à réussir », note Élie Semaan, avant de se replonger dans son montage pour finaliser la série, en attendant sa sortie imminente le mois prochain. Entre-temps, les tractations sont en cours et dans le rush pour mettre au point le générique de Beyrouth 303, écrit par Ali Mawla, composé par Fadl Sleiman sur des arrangements de Omar Sabbagh. Un trio qui a déjà fait ses preuves et qui ne devrait pas avoir de problèmes à trouver, en moins d’une semaine, un chanteur approprié pour porter la série, à qui l’on espère bon vol.


Alors qu’il se prépare à atterrir à l’aéroport de la capitale libanaise, l’avion du vol Beyrouth 303 explose et s’écrase en mer. Les circonstances du crash sont floues ; l’énigme reste entière. Mais le drame éclaire de nombreuses zones d’ombre de la vie de cinq protagonistes, parmi lesquels des survivants de l’accident. Tous en proie à des crises sociales ou personnelles...

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