Dans une interview accordée à la chaîne MTV, le ministre de l’Économie et du Commerce Amine Salam a affirmé hier que son ministère a approuvé l’ouverture d’un crédit de « 21 millions de dollars » destiné à l’importation de blé subventionné. Ainsi, toujours selon le ministre, la quantité de cette céréale présente au Liban, dont il n’a pas précisé le volume, serait « suffisante » pour les fêtes du Fitr qui auront lieu en début de semaine prochaine.
Depuis le début de la crise en 2019, la Banque du Liban fournit aux importateurs de blé les devises nécessaires au taux officiel de 1 507,5 livres, contre 26 600 livres pour un dollar hier sur le marché parallèle. Mais la lenteur de la banque centrale est pointée du doigt par de nombreux professionnels, qui dénoncent régulièrement les retards de la BDL, lesquels pourraient selon eux provoquer des pénuries de farine et de blé. De plus, la guerre entre l’Ukraine et la Russie a poussé les prix des céréales à la hausse, les deux belligérants étant les deux plus grands producteurs mondiaux de blé.
Vendredi, les ministères de l’Économie et des Finances ont annoncé avoir achevé les négociations avec la Banque mondiale pour élaborer un texte de loi visant à accorder au Liban un prêt urgent de 150 millions de dollars pour importer du blé. En début de mois, le gouvernement avait décidé d’allouer 15 millions de dollars de ses droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international à l’importation de blé.


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TOZ.
07 h 24, le 04 mai 2022