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Politique - Nominations

Les diplomates et fonctionnaires des AE renoncent à leur grève ouverte

Des ambassadeurs et directeurs du palais Bustros se sont entretenus mercredi avec Nagib Mikati.

Les diplomates et fonctionnaires des AE renoncent à leur grève ouverte

Une Libanaise déposant son bulletin de vote à Paris dans le cadre des législatives de 2018. AFP / ALAIN JOCARD

Alors qu’ils menaçaient de poursuivre leur mouvement d’escalade, les diplomates et directeurs au sein du ministère des Affaires étrangères ont fait marche arrière. Ils ont suspendu mercredi leur grève ouverte, entamée vendredi dernier pour réclamer leur droit à des permutations et nominations que le gouvernement n’a toujours pas tranchées. La démarche des fonctionnaires lève donc la menace qui pesait sur le vote aux élections législatives, les 6 et 8 mai, des 225 000 Libanais résidant à l’étranger. Elle intervient deux jours après l’appel lancé lundi soir aux diplomates par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. Il avait alors exhorté les fonctionnaires des AE à ne pas permettre que leurs demandes justes soient un prétexte pour un report du scrutin.

Cinq jours après avoir entamé la grève ouverte, une délégation des directeurs et diplomates concernés par le train de permutations et nominations diplomatiques toujours en gestation s’est entretenue mercredi loin des projecteurs avec le Premier ministre Nagib Mikati. « Nous avons décidé de renoncer à la grève pour faire preuve de bonne foi, avant la réunion avec le Premier ministre », a confié à L’Orient-Le Jour un diplomate qui a souhaité gardé l’anonymat. « Nous savons que nous possédons une arme importante, dans la mesure où notre grève pourrait torpiller le scrutin, mais nous ne voulons pas en arriver là », dit-il.

Mikati : Les critères d’abord
Que s’est-il passé au Sérail ? De source proche du Premier ministre, on apprend que le chef du gouvernement a exposé sa vision concernant les permutations et nominations diplomatiques attendues depuis plusieurs mois. M. Mikati a réitéré son attachement à ce que ce bouquet de permutations soit conforme aux critères établis avec le ministre des Affaires étrangères. « Il s’agit du respect de l’ancienneté des diplomates concernés », explique-t-on de même source. Pour elle, « l’heure n’est pas à des permutations élargies. Il faut surtout pourvoir aux dix postes vacants ». À cela s’ajoute le fait que M. Mikati ne voudrait pas faire de cadeau politique au chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, à quelques semaines des législatives. « Nous n’avons jamais pris ce genre de position », assure le fonctionnaire proche du chef du gouvernement.

Interrogé au sujet des obstacles qui entravent encore l’approbation des nominations et permutations, il confie que le projet est encore entre les mains du ministre des Affaires étrangères. « Nous attendons toujours une formule qui respecte les critères préétablis », dit-il, renvoyant ainsi la balle dans le camp du ministre Abdallah Bou Habib qui avait reconnu, dans une interview télévisée il y a deux semaines, que le dossier bute principalement sur la quote-part du président de la République. « Nagib Mikati n’a aucun problème à ce que les nominations et permutations soient approuvées, à la faveur d’une entente politique élargie », affirme une source diplomatique.

La question des nominations et permutations diplomatiques ne sera donc pas évoquée lors du Conseil des ministres prévu jeudi après-midi au palais de Baabda. Cela bien que le point 14 de l’ordre du jour de la séance porte sur la mise en place d’un projet de décret qui définirait les salaires des ambassadeurs et consuls accrédités à l’étranger.

Alors qu’ils menaçaient de poursuivre leur mouvement d’escalade, les diplomates et directeurs au sein du ministère des Affaires étrangères ont fait marche arrière. Ils ont suspendu mercredi leur grève ouverte, entamée vendredi dernier pour réclamer leur droit à des permutations et nominations que le gouvernement n’a toujours pas tranchées. La démarche des fonctionnaires lève donc la menace qui pesait sur le vote aux élections législatives, les 6 et 8 mai, des 225 000 Libanais résidant à l’étranger. Elle intervient deux jours après l’appel lancé lundi soir aux diplomates par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. Il avait alors exhorté les fonctionnaires des AE à ne pas permettre que leurs demandes justes soient un prétexte pour un report du scrutin.Cinq jours après avoir entamé la grève...
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