Les prix de l’essence et du mazout ont affiché une baisse hier, tandis que celui du gaz a été majoré, selon le barème publié par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, basé sur le taux dollar/livre sur le marché parallèle et les cours mondiaux du pétrole. Selon les nouveaux tarifs, le bidon d’essence à 95 octane se vend à 454 000 livres, son prix ayant diminué de 2 000 livres, et celui d’essence à 98 octane à 463 000 livres, à la suite d’une baisse de 3 000 livres. Le prix du mazout a, lui, baissé de 8 000 livres et les 20 litres se vendent à 491 000 livres. Quant au prix de la bonbonne de gaz, il a augmenté de 4 000 livres et se vend à 314 000 livres.
Commentant les nouveaux prix, le porte-parole des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a affirmé hier que la diminution des prix est due à la baisse du prix du baril de pétrole à moins de 100 dollars sur le marché mondial, en dépit de la hausse du taux de change livre/dollar sur la plateforme Sayrafa, adopté pour les importations de carburants. Selon le syndicaliste, le dollar se vendait, lors de la mise en place du nouveau barème, à 22 250 livres contre 22 200 au préalable.
De son côté, le représentant des distributeurs de carburant, Fadi Abou Chacra, a confié hier à l’Agence nationale d’information, qu’« il n’y a pas de pénuries de carburants » et que « des navires-citernes chargés de mazout arrivent progressivement au Liban ».
« Le mazout et l’essence sont disponibles sur le marché local », a-t-il assuré, notant que « la crise des boulangeries n’est pas due à un manque de mazout ».
La majorité des boulangeries et des minoteries ont en effet suspendu leur travail depuis jeudi dernier, la Banque du Liban n’ayant toujours pas débloqué les fonds nécessaires pour importer du blé.


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