Téhéran a dit hier avoir envoyé au gendarme onusien du nucléaire des documents à propos de ses installations non déclarées, une étape qui doit aider à sauver l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances. « Nous avons fourni le 20 mars les documents que nous devions envoyer à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a indiqué le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, dans une conférence de presse à Téhéran. L’AIEA et l’Iran ont convenu début mars à Téhéran d’un mécanisme pour régler des questions en suspens. M. Eslami avait précisé à l’époque que l’Iran et l’AIEA « échangeraient des documents au plus tard à Khordad (mois iranien qui débute le 22 mai), afin de résoudre ces questions ». L’AIEA réclame à l’Iran des clarifications sur la présence de matière nucléaire dans des sites non déclarés par Téhéran, qui appelle de son côté à clore cette enquête pour permettre la conclusion d’un accord. « Les questions concernant quatre sites seront résolues d’ici à juin, conformément à notre accord avec l’AIEA », a espéré M. Eslami mercredi. « L’ambiguïté sur l’un des endroits qu’ils ont mentionnés a été résolue et (les dossiers de) trois autres doivent être clos d’ici à juin », a-t-il indiqué. « Très probablement, des représentants de l’AIEA viendront en Iran pour examiner les réponses, puis prépareront leur rapport final », a ajouté M. Eslami, sans plus de précision.
Moyen-Orient - Nucléaire
L’Iran dit avoir fourni à l’AIEA des documents sur ses sites non déclarés
OLJ / le 07 avril 2022 à 00h00


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