Un pronostic de mauvais augure. Le projet de budget 2022 « tel qu’il est (aujourd’hui), avec toutes ses lacunes, ne sera pas adopté, que ce soit avant ou après les élections » législatives du 15 mai, a prévenu hier, dans des propos rapportés par le site d’information Lebanon Debate, le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, après une nouvelle réunion de cette commission consacrée à l’étude du texte préparé par le ministre des Finances, Youssef Khalil, et adopté par le gouvernement de Nagib Mikati.
« Personne n’a écouté nos avertissements sur l’effondrement et la corruption », a-t-il déploré, expliquant ensuite : « Nous cherchons à apporter des modifications acceptables a minima afin de pouvoir adopter le texte. » Puis le parlementaire a apostrophé le gouvernement : « Dites que vous avez fauté et commencez les réformes. » Malgré les propos véhéments de son président, la commission a approuvé lors de la réunion d’hier (la 5e en deux semaines) les budgets de quatre ministères : Développement administratif, Affaires étrangères, Éducation et Industrie. Les réunions de la commission se succèdent donc pour examiner le budget 2022, sans résultat jusqu’à présent, alors que les délais constitutionnels pour son adoption sont définitivement échus fin janvier. Ce projet revêt une importance particulière pour la réussite des discussions entre le Liban et le Fonds monétaire international, sollicité pour débloquer une assistance financière devant contribuer à une sortie de crise.


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07 h 53, le 18 mars 2022