Le porte-parole des importateurs de blé au Liban, Ahmad Hoteit, a affirmé hier lors d’un entretien télévisé, selon le média local al-Nashra, que « la Banque du Liban (BDL) a transféré les fonds nécessaires pour sept navires chargés de blé », alors que le Liban, essentiellement importateur, craint pour sa sécurité alimentaire à la suite du conflit russo-ukrainien. « Des fonds seront également transférés pour trois autres navires dans les deux prochains jours », a-t-il ajouté. Une déclaration faisant écho à celle que le ministre de l’Industrie, Georges Bouchikian, avait tenue la semaine dernière, indiquant que la banque centrale a ouvert des lignes de crédit pour l’importation de blé.
De plus, Ahmad Hoteit a assuré que « la farine est livrée de manière ordinaire » et rappelé que « la Turquie enverra des produits alimentaires aux forces de sécurité et au secteur privé ». Le ministre turc de l’Intérieur, Soleiman Soylu, avait en effet indiqué dimanche que son pays fera « progressivement » don de « plus de 500 000 tonnes d’aide alimentaire » au Liban. Le porte-parole a enfin noté qu’« un appel d’offres aura lieu pour acheter 50 000 tonnes de blé », en provenance « de l’Allemagne et de la France ».
L’offensive russe en Ukraine, démarrée le 24 février dernier, a ébranlé la sécurité alimentaire au Liban et dans la région. Plusieurs voix s’étaient élevées en vue de notamment rationner la consommation de blé, le temps que des substituts soient assurés. Selon une note publiée par le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Farid Belhadj, le pays importe d’Ukraine et de Russie plus de 90 % de ses céréales et ne dispose de réserves que pour environ un mois.


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