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Politique - Législatives

Citoyens et citoyennes dans un État dévoile une liste de candidats aux élections

Le mouvement présente une liste de 52 candidats potentiels à l’élection du 15 mai prochain.

Citoyens et citoyennes dans un État dévoile une liste de candidats aux élections

Les candidats de Citoyens et citoyennes dans un État au cours de la cérémonie d’hier. Photo DR

Alors que le mouvement a longtemps laissé planer le doute sur sa participation aux législatives du 15 mai prochain, désignant le scrutin comme un « rite du non-État confessionnel », Citoyens et citoyennes dans un État (CCE) a annoncé hier dimanche, à Masrah el-Madina, une « première salve » de 52 candidats pour les législatives répartis sur les 15 circonscriptions électorales qui composent le pays. Parmi les candidats potentiels présentés figurent le secrétaire général du parti Charbel Nahas, ainsi que Joseph Tohmé, Omar Sabra, Obeida Tikriti, Ahmad Assi, Petra Semaha, Mounir Doumani et le candidat malheureux à l’élection du barreau de Beyrouth Moussa Khoury. Les circonscriptions dans lesquelles chaque candidat se présentera n’ont pas encore été précisées.

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La conférence a débuté avec une série de discours sur les positions du parti sur plusieurs dossiers, principalement les sujets financiers. « Aux membres des syndicats qui ont perdu leur protection sociale, nous disons que nous allons faire tout notre possible pour que les propriétaires de banques, qui ont trahi votre confiance, s’acquittent non seulement de vos pertes mais aussi du coût d’une couverture sociale universelle pour toute la société », martèle Omar Sabra. Ce mouvement mène depuis des mois une campagne avec les syndicats des professions libérales contre les banques, accusées d’avoir pris en otage les avoirs des travailleurs. « La classe dirigeante essaie de regagner en légitimité pour faire passer son plan de distribution des pertes, qui vise à réhabiliter et soutenir le secteur financier, au détriment de notre société », a ajouté Obeida Tikriti.

Pourquoi cette décision de participer aux élections législatives après des mois de réticences ? « La classe politique mène, à travers les élections, une attaque contre la société. Notre objectif est de contre-attaquer et de briser notre adversaire si possible », explique Charbel Nahas, secrétaire général du mouvement, dans son discours.

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Pour le mouvement d’opposition, le Liban se trouve à un carrefour historique important. « La crise que nous vivons représente une occasion en or de faire tomber le système politique, qui n’est autre qu’un cessez-le-feu en place depuis la fin de la guerre civile, et construire un État laïc digne de nos citoyens », a affirmé Ahmad Assi, membre du parti, lors de la conférence. C’est dans cette optique que la formation a adopté le slogan « Nous pouvons faire de la crise une opportunité ». Les candidats ont promis d’aborder les sujets de contentieux, comme les « armes, l’État laïc, la répartition des pertes » un à un et en détail, dans le cadre d’un véritable « programme de gouvernance ».

S’agira-t-il donc, pour CCE, de faire cavalier seul ? « Nous souhaitons nous allier avec les opposants sérieux sous ce slogan. Nous ne voulons pas être divisés en groupuscules, surtout qu’ensemble, nous pouvons être la première force politique du pays », affirme à L’Orient-Le Jour Joseph Tohmé, membre fondateur du parti. « Ceux qui adoptent ouvertement notre vision et sont prêts à la confrontation sont les bienvenus. Nous sommes même prêts à nous retirer en leur faveur. Il reste une quinzaine de jours pour finaliser les candidatures, et ce sera une période déterminante », explique-t-il. La liste des candidats n’est pas définitive et pourrait être réduite ou étendue en fonction des positions des autres groupes proches du mouvement de contestation du 17 octobre. Parmi les personnalités qui pourraient rejoindre cette liste, le député de Saïda Oussama Saad. S’il n’a pas pu se rendre à la conférence en raison de sa participation à la commémoration de l’assassinat de son père Maarouf Saad, il a envoyé une lettre rappelant « les bonnes relations » entre son mouvement et celui de Charbel Nahas, et appelant à l’union des forces de changement.

Alors que le mouvement a longtemps laissé planer le doute sur sa participation aux législatives du 15 mai prochain, désignant le scrutin comme un « rite du non-État confessionnel », Citoyens et citoyennes dans un État (CCE) a annoncé hier dimanche, à Masrah el-Madina, une « première salve » de 52 candidats pour les législatives répartis sur les 15 circonscriptions électorales qui composent le pays. Parmi les candidats potentiels présentés figurent le secrétaire général du parti Charbel Nahas, ainsi que Joseph Tohmé, Omar Sabra, Obeida Tikriti, Ahmad Assi, Petra Semaha, Mounir Doumani et le candidat malheureux à l’élection du barreau de Beyrouth Moussa Khoury. Les circonscriptions dans lesquelles chaque candidat se présentera n’ont pas encore été précisées. Lire aussi Le retrait de...
commentaires (3)

Ste civile et autres groupements : MASRAHIE bi hel MASRAH KABIRE…!

aliosha

12 h 35, le 28 février 2022

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Commentaires (3)

  • Ste civile et autres groupements : MASRAHIE bi hel MASRAH KABIRE…!

    aliosha

    12 h 35, le 28 février 2022

  • Ces communistes qui ne discutent que aides sociales et syndicats entrainneraient le Liban vers le pire. On a plutot besoin d'une rethorique: créer emplois, attirer investisseurs, reparer infrastructure. On n'a pas besoin de cette rethorique populiste communiste de Charbel Nahas. Quand est ce quils vont comprendre que l'objectif de l'etat est de faire des politiques justes et des infrastructures. Pas de leur faire papa noel...

    ..... No comment

    10 h 20, le 28 février 2022

  • au fait mssrs de la nouvelle opposition, ste civile et autres groupements : vous tous proposez une meme strategie qui n'en est pas une, un meme but, les memes recriminations contre le pouvoir etabli, un meme programme . mais vous refusez de vous unir et vous etes aises a jouer le jeu de ces memes personnes du pouvoir en leur assurant l'eparpillement des votes de "vos" sympatisants, source sacree de pertes assurees d'accession au parlement.

    Gaby SIOUFI

    09 h 31, le 28 février 2022

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