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Moyen-Orient - Irak

Remous après une grâce présidentielle pour le fils d’un ex-gouverneur de Najaf

Une grâce présidentielle accordée en Irak au fils d’un ancien gouverneur condamné pour trafic de drogue a provoqué des remous, poussant le président Barham Saleh à réclamer une « enquête urgente » sur cette affaire. En 2018, les forces de l’ordre avaient arrêté trois hommes accusés de trafic de drogue et qui ont été condamnés la même année à la perpétuité, soit 20 ans de prison. Parmi eux, Jawad Louaï al-Yasseri, dont le père était alors le gouverneur de la province centrale de Najaf. Le 10 janvier dernier, les trois hommes ont bénéficié d’une grâce présidentielle. Et ils ont été ensuite libérés, selon un responsable de la police. Cette décision a provoqué des remous et des députés et des journalistes l’ont fustigée, dénonçant un « deal en coulisses » et établissant un lien avec la récente démission du père, Louaï Jawad al-Yasseri, du poste de gouverneur de Najaf. « La démission du gouverneur a été acceptée le 4 janvier et la recommandation de grâce pour son fils a été envoyée le 5 janvier » au président, a tweeté samedi soir le député Mashan al-Jabouri, membre du principal bloc parlementaire sunnite. « Des milliers de victimes d’aveux extorqués sous la torture croupissent en prison, sans que Son Excellence le Président ne pense à les gracier », a-t-il ajouté. Un député de la ville sainte chiite de Najaf, Hadi al-Salami, a écrit hier à M. Saleh et au Premier ministre Moustafa Kazimi pour réclamer des éclaircissements. Le mouvement Imtidad des militants antipouvoir a affirmé que la grâce était le fruit d’un « accord politique ». Barham Saleh a ordonné « une enquête urgente » sur cette affaire promettant que « tout vice qui en résulterait serait rectifié », a indiqué un communiqué de ses services. La grâce a été signée par M. Saleh sur la base d’une « recommandation » du gouvernement, selon le communiqué.

Une grâce présidentielle accordée en Irak au fils d’un ancien gouverneur condamné pour trafic de drogue a provoqué des remous, poussant le président Barham Saleh à réclamer une « enquête urgente » sur cette affaire. En 2018, les forces de l’ordre avaient arrêté trois hommes accusés de trafic de drogue et qui ont été condamnés la même année à la perpétuité, soit 20 ans de prison. Parmi eux, Jawad Louaï al-Yasseri, dont le père était alors le gouverneur de la province centrale de Najaf. Le 10 janvier dernier, les trois hommes ont bénéficié d’une grâce présidentielle. Et ils ont été ensuite libérés, selon un responsable de la police. Cette décision a provoqué des remous et des députés et des journalistes l’ont fustigée, dénonçant un « deal en coulisses » et établissant...
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