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Économie - Assistance Financière

Le FMI « non satisfait » du projet de budget 2022, mais « l’a accepté », révèle Amine Salam

La signature de l’avant-projet de budget par le ministre des Finances Youssef Khalil et le Premier ministre Nagib Mikati ayant pris deux semaines après son approbation par le Conseil des ministres, les rumeurs allaient bon train concernant un rejet de la part du Fonds monétaire international de la fameuse loi de finances. Le Liban lui a en effet demandé depuis mai 2020 une assistance financière pour l’aider à sortir de la crise qu’il traverse depuis plus deux ans et discute avec le FMI depuis la mi-janvier.

C’est donc sans surprise que le ministre de l’Économie et du Commerce Amine Salam, qui fait partie du comité chargé des négociations, a déclaré hier à la presse que le « Fonds monétaire n’est pas satisfait du budget, mais l’a accepté en raison des circonstances actuelles malgré le déficit de 7 000 milliards de livres ». Les dépenses et revenus n’ont pas été précisés. Il a par ailleurs indiqué que « sans approbation d’un budget, les discussions ou les négociations avec le FMI ne peuvent se poursuivre », et que la partie libanaise et le Fonds devraient arriver à un accord sur les chiffres et le plan de redressement économique en mars.

Le FMI n’est pas le seul à ne pas avoir accepté ce budget. Cette semaine, le député Ibrahim Kanaan, président de la commission des Finances et du Budget, et la majorité des intervenants du secteur privé qui se sont rencontrés au Conseil économique et social se disaient contre ce projet de budget en raison de son absence de vision, et de sa volonté d’augmenter les impôts et taxes sur une économie en contraction depuis trois ans.

Le premier round de discussions avec l’institution internationale a pris enfin en juillet 2020 en raison de désaccords au niveau libanais sur les chiffres des pertes. Cette fois-ci, le vice-Premier ministre Saadé Chami, ancien du FMI, a annoncé en décembre que les pertes financières du pays s’élevaient à 69 milliards de dollars, ouvrant alors la voie à la mise en place d’un plan de redressement.

Mais ce dernier reste controversé. En effet, une feuille de route mettant à contribution les déposants pour une grande partie des pertes a fuité dans la presse il y a quelques semaines et n’aurait pas été acceptée par le FMI. La répartition des pertes demeure toujours le plus grand obstacle à un accord.

La signature de l’avant-projet de budget par le ministre des Finances Youssef Khalil et le Premier ministre Nagib Mikati ayant pris deux semaines après son approbation par le Conseil des ministres, les rumeurs allaient bon train concernant un rejet de la part du Fonds monétaire international de la fameuse loi de finances. Le Liban lui a en effet demandé depuis mai 2020 une assistance financière pour l’aider à sortir de la crise qu’il traverse depuis plus deux ans et discute avec le FMI depuis la mi-janvier.C’est donc sans surprise que le ministre de l’Économie et du Commerce Amine Salam, qui fait partie du comité chargé des négociations, a déclaré hier à la presse que le « Fonds monétaire n’est pas satisfait du budget, mais l’a accepté en raison des circonstances actuelles malgré le déficit de 7 000...
commentaires (2)

Si le projet du budget n'est pas prêt, lui, certainement les fossoyeurs et leur clique sont déjà prêts, eux. Il faut bien faire comme d'habitude, partager le pognon avant de le recevoir. Ça fait gagner du temps, en attendant les prochains dons.

Citoyen

10 h 09, le 27 février 2022

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Commentaires (2)

  • Si le projet du budget n'est pas prêt, lui, certainement les fossoyeurs et leur clique sont déjà prêts, eux. Il faut bien faire comme d'habitude, partager le pognon avant de le recevoir. Ça fait gagner du temps, en attendant les prochains dons.

    Citoyen

    10 h 09, le 27 février 2022

  • vraie info de mr. salam ? fait ou intox ? realite ou desinfo ? comme toujours.... la confusion est reine

    Gaby SIOUFI

    10 h 41, le 26 février 2022

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