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Économie - Réformes

Le gouvernement donne son accord de principe au plan de l’électricité

Le gouvernement donne son accord de principe au plan de l’électricité

Le Conseil des ministres réuni hier à Baabda, sous la présidence du chef de l’État. Photo Dalati et Nohra

Le Conseil des ministres, réuni vendredi à Baabda sous la présidence du chef de l’État a donné son « accord de principe » au plan de l’électricité, qui avait provoqué des remous, alors que le Liban demeure plongé dans le noir pendant de longues heures au quotidien. La position officielle libanaise, qui avait condamné l’invasion militaire russe de l’Ukraine et la question de l’approvisionnement du pays en blé ont également figuré au menu du Conseil (lire encadré).

S’agissant du dossier de l’électricité, le ministre de l’Information p.i., Abbas Halabi, a expliqué lors d’un point de presse que le gouvernement s’était aussi « engagé » à appliquer la loi sur l’électricité, en référence à la loi n° 462 adoptée en 2002 et censée mettre en place un nouveau cadre pour organiser le secteur. Ce texte prévoit notamment la mise en place d’une autorité indépendante de régulation, dont les ministres ont également convenu d’en désigner les membres conformément « aux normes internationales », a encore assuré Abbas Halabi. Or, cette étape n’a jamais été franchie à ce stade. Le ministre de l’Information p.i. a aussi annoncé la création d’une commission chargée de réviser la loi n° 462.

L’application de cette dernière fait partie des réformes du secteur, réclamées à tue-tête par les soutiens du Liban, ainsi que par le Fonds monétaire international avec qui Beyrouth tente de négocier une assistance financière. Cette refonte est d’autant plus impérieuse que le fournisseur public, Électricité du Liban, déjà mal en point avant la crise, peine actuellement à fournir plus qu’une poignée d’heures de courant par jour et doit compter sur les avances du Trésor pour se financer, ses tarifs étant figés depuis les années 1990. Cette situation a accru la dépendance des Libanais aux générateurs privés, dont les coûts de production – et les factures – sont beaucoup plus chers.

Le plan de réforme du secteur a été préparé par le ministre de l’Énergie et de l’Eau Walid Fayad – proche du chef de l’État – qui en a présenté une des dernières versions dans nos colonnes il y a une semaine. Ce plan s’articule autour de trois axes, dont un à court terme incluant des mesures d’urgences (accord avec l’Irak pour l’importation de fuel), ou d’autres qui nécessitent encore un accord sur le financement (les deux volets de l’initiative américaine dévoilée en août pour importer du courant jordanien et du gaz égyptien).

Le ministre a insisté sur le fait que si les volets à moyen et long terme pouvaient être amendés plus tard en fonction des nouvelles données dont le pays disposerait, celui à court terme devait être appliqué quasiment tel quel.

Un des enjeux de ce plan consiste à augmenter progressivement les tarifs au fur et à mesure que les heures d’approvisionnement en courant serait relevées. L’objectif à court terme du plan est de 8 à 10 heures par jour. À ce sujet, Abbas Halabi a rappelé que ce plan prend en considération la situation des « personnes à revenu limité qui ne consomment pas plus de 500 kWh par mois » et a rappelé la nécessité « d’installer des compteurs », une référence aux dispositifs intelligents ou communicants dont le déploiement est également prévu par le plan.

Le plan de Walid Fayad, a été débattu au cours d’une commission ministérielle qui s’est réunie plusieurs fois cette semaine en vue d’y apporter des modifications.

Le Conseil des ministres, réuni vendredi à Baabda sous la présidence du chef de l’État a donné son « accord de principe » au plan de l’électricité, qui avait provoqué des remous, alors que le Liban demeure plongé dans le noir pendant de longues heures au quotidien. La position officielle libanaise, qui avait condamné l’invasion militaire russe de l’Ukraine et la question de l’approvisionnement du pays en blé ont également figuré au menu du Conseil (lire encadré).S’agissant du dossier de l’électricité, le ministre de l’Information p.i., Abbas Halabi, a expliqué lors d’un point de presse que le gouvernement s’était aussi « engagé » à appliquer la loi sur l’électricité, en référence à la loi n° 462 adoptée en 2002 et censée mettre en place un nouveau cadre pour...
commentaires (3)

Ça me rappelle un sketch de Ghaouar Toché. Il disait en rigolant, au cours d'une torture par le régime ( toujours sport national chez nos voisins), l'électricité est arrivée à mes fesses avant qu'elle arrive à mon village. Alors imitons notre célèbre comédien. Rions. Si ça ne fait pas venir l'électricité à nos fesses, ça nous fera du bien au moins.

Citoyen

10 h 04, le 27 février 2022

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Commentaires (3)

  • Ça me rappelle un sketch de Ghaouar Toché. Il disait en rigolant, au cours d'une torture par le régime ( toujours sport national chez nos voisins), l'électricité est arrivée à mes fesses avant qu'elle arrive à mon village. Alors imitons notre célèbre comédien. Rions. Si ça ne fait pas venir l'électricité à nos fesses, ça nous fera du bien au moins.

    Citoyen

    10 h 04, le 27 février 2022

  • autorite de regulation disent ils ? hahahaha qui attend d'etre formee depuis 20 ans ? ils veulent y placer qui nos crapules ?

    Gaby SIOUFI

    10 h 27, le 26 février 2022

  • Encore des bobards. Mnteurs !

    Michel Trad

    00 h 13, le 26 février 2022

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