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L’ancien président du Rassemblement de dirigeants et chefs d’entreprise libanais (RDCL) Fouad Rahmé est décédé hier des suites d’une longue maladie contre laquelle il luttait depuis deux ans, selon les informations relayées par sa famille et ses partenaires au sein de l’organisation.
De nombreuses personnalités appartenant principalement au secteur privé libanais lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux. Le RDCL a pour sa part salué, dans un message plein d’émotion, un « grand homme » et ses « batailles pour un Liban libre ».
Né en 1961, passé par les bancs de Jamhour, de l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB) ou encore de HEC Paris, le banquier d’affaires et gestionnaire d’actifs originaire de Bécharré (Liban-Nord) a travaillé pour AM Bank (al-Mawarid Bank), Augmentum Capital Advisors ou encore le groupe BLC. Il a également enchaîné deux mandats à la tête du RDCL de 2017 à 2021.
Fin 2019, alors que le Liban commençait à peine à s’enfoncer dans la pire crise économique et financière de son histoire – devenue depuis une des trois pires crises de ce type depuis 1950, selon la Banque mondiale –, Fouad Rahmé avait appelé dans nos colonnes à rompre le « cercle vicieux » provoqué par la crise de confiance des agents économiques et des administrés envers l’État et le secteur financier. Un cercle vicieux qui a conduit en plus de deux ans à un effondrement de la livre, à la fermeture ou au départ de nombreuses entreprises ainsi qu’à la paupérisation d’une importante frange de la population, entre autres dégâts.
Fondé en 1986, le RDCL se présente comme une « association d’hommes et de femmes d’affaires libanais unis par une vision commune de l’économie libanaise ».


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