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Politique - Grand Sérail

Mikati au secteur éducatif : Nous n’avons pas de « baguette magique »

Mikati au secteur éducatif : Nous n’avons pas de « baguette magique »

M. Mikati lors de l’ouverture de la réunion consultative nationale pour sauver le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Liban, au Grand Sérail, entouré du ministre de l’Éducation Abbas Halabi et de la députée Bahia Hariri. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre, Nagib Mikati, a appelé hier le secteur éducatif, miné par de nombreuses crises, à la coopération, affirmant ne pas détenir de « baguette magique ». Il s’exprimait lors d’une allocution prononcée à l’ouverture de la réunion consultative nationale pour sauver le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Liban, au Grand Sérail à Beyrouth.

« Nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre d’un coup les problèmes d’éducation, mais nous avons certainement la volonté et la détermination d’essayer », a dit le Premier ministre, appelant le corps éducatif à « comprendre la situation du gouvernement et (ses) capacités limitées, d’autant plus que la crise économique étouffante dont nous souffrons, accompagnée de la propagation du coronavirus, a aggravé la crise dans le secteur éducatif ».

M. Mikati a aussi demandé aux « enseignants de coopérer pour traverser cette étape difficile avec un minimum de dégâts, et de ne pas formuler d’un seul coup des demandes au gouvernement, aux étudiants et aux familles, surtout que le Trésor public ne peut tolérer aucune dépense en dehors des affaires les plus urgentes ».


Le Premier ministre, Nagib Mikati, a appelé hier le secteur éducatif, miné par de nombreuses crises, à la coopération, affirmant ne pas détenir de « baguette magique ». Il s’exprimait lors d’une allocution prononcée à l’ouverture de la réunion consultative nationale pour sauver le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Liban, au Grand Sérail à Beyrouth. « Nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre d’un coup les problèmes d’éducation, mais nous avons certainement la volonté et la détermination d’essayer », a dit le Premier ministre, appelant le corps éducatif à « comprendre la situation du gouvernement et (ses) capacités limitées, d’autant plus que la crise économique étouffante dont nous souffrons, accompagnée de la propagation du...
commentaires (4)

Épique cette sempiternelle ritournelle : « Le Trésor public ne peut tolérer aucune dépense en dehors des affaires les plus urgentes ». J’aimerais bien que l’on m’explique cette notion « d’affaires plus urgentes », formule bidon à fragrance magouilleuse, leitmotiv de la caste au pouvoir. Comme si l’éducation était une affaire accessoire. On se targuait de notre système éducatif et de son rôle phare dans la région. Qu’en reste-t’il ? Dans ce tourbillon sans fin, « Nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre d’un coup les problèmes d’éducation, mais nous avons certainement la volonté et la détermination d’essayer » !!! Ahurissante cette déclaration. Pourtant, il n’est nul besoin d’être Harry Potter ou d’avoir une baguette magique pour remettre les pendules à l’heure dans ce secteur. L’abracadabra est simple : donner un coup de balai (magique ?!), dans ce tas gangréné et grevé par des scribouillards et des fantômes qui en font exploser l’ardoise... A l’heure où tout s’effondre, sortez de votre tout d’ivoire, même s’il est déjà trop tard. Une pauvreté exponentielle conjuguée à un contexte socio-économique en vrille constituent un berceau naturel pour la délinquance juvénile. L’école demeure le seul garde-fou naturel. Hugo le criait haut et fort : « Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons ». Malheureusement, l’adage est inversé au Liban : « Fermez des écoles et vous ouvrirez des prisons », à condition bien entendu, que le Trésor Public tolère ce genre de dépenses…

Gemayel GABRIEL

11 h 14, le 08 février 2022

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Commentaires (4)

  • Épique cette sempiternelle ritournelle : « Le Trésor public ne peut tolérer aucune dépense en dehors des affaires les plus urgentes ». J’aimerais bien que l’on m’explique cette notion « d’affaires plus urgentes », formule bidon à fragrance magouilleuse, leitmotiv de la caste au pouvoir. Comme si l’éducation était une affaire accessoire. On se targuait de notre système éducatif et de son rôle phare dans la région. Qu’en reste-t’il ? Dans ce tourbillon sans fin, « Nous n’avons pas de baguette magique pour résoudre d’un coup les problèmes d’éducation, mais nous avons certainement la volonté et la détermination d’essayer » !!! Ahurissante cette déclaration. Pourtant, il n’est nul besoin d’être Harry Potter ou d’avoir une baguette magique pour remettre les pendules à l’heure dans ce secteur. L’abracadabra est simple : donner un coup de balai (magique ?!), dans ce tas gangréné et grevé par des scribouillards et des fantômes qui en font exploser l’ardoise... A l’heure où tout s’effondre, sortez de votre tout d’ivoire, même s’il est déjà trop tard. Une pauvreté exponentielle conjuguée à un contexte socio-économique en vrille constituent un berceau naturel pour la délinquance juvénile. L’école demeure le seul garde-fou naturel. Hugo le criait haut et fort : « Ouvrez des écoles et vous fermerez des prisons ». Malheureusement, l’adage est inversé au Liban : « Fermez des écoles et vous ouvrirez des prisons », à condition bien entendu, que le Trésor Public tolère ce genre de dépenses…

    Gemayel GABRIEL

    11 h 14, le 08 février 2022

  • En effet monsieur le premier ministre, non seulement vous n’avez pas de baguette magique mais vous n’avez non plus la moindre légitimité ni compétence pour gouverner hormis que vous êtes de confession sunnite et multi milliardaire

    Lecteur excédé par la censure

    11 h 01, le 08 février 2022

  • Et l’éducation n’est pas une affaire urgente?

    PPZZ58

    08 h 02, le 08 février 2022

  • En d'autres termes... Souffrez en silence... W ellai mich 3aijbo yhaijair....

    Emile G

    03 h 28, le 08 février 2022

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