Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, a annoncé dimanche dans un communiqué que la Turquie a officiellement levé son interdiction d’importer de la ferraille du Liban. Une annonce qui intervient quelques jours après une visite officielle à Ankara du Premier ministre, Nagib Mikati, accompagné de huit de ses ministres. Lors de ce voyage, ces représentants gouvernementaux s’étaient entretenus avec leurs homologues pour discuter de nombreux sujets. Depuis, et outre quelques détails concernant une éventuelle coopération aux niveaux énergétique et de l’infrastructure, peu d’informations concernant ces discussions ont été communiquées.
Dimanche, le ministre Salam a cependant indiqué que la délégation libanaise a discuté des mesures à prendre « afin d’augmenter le niveau des échanges commerciaux », tout en s’accordant sur « l’importance de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange ». De plus, les responsables à Ankara ont précisé que les sociétés turques sont prêtes à s’impliquer au niveau des projets d’infrastructure au Liban, y compris celui de la reconstruction du port de Beyrouth, ravagé par la double explosion du 4 août 2020. À la suite des réunions bilatérales tenues entre les ministres concernés, « nous avons réussi, dans un premier temps, à lever l’interdiction d’exporter de la ferraille vers la Turquie », a ainsi indiqué Amine Salam. « Avant la mise en place de cette interdiction en 2018, le Liban acheminait vers la Turquie plus de 40 % » de la totalité de la ferraille qu’il exportait, soit « environ 100 millions de dollars par an », a-t-il détaillé.
De son côté, le ministre de l’Agriculture, Abbas Hajj Hassan, en visite à Bagdad, a participé hier à la 36e conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dès son arrivée à l’aéroport de la capitale irakienne dimanche, le ministre libanais a reçu des assurances de son homologue irakien, Mohammad Karim al-Khafaji, concernant l’ouverture des marchés de son pays aux produits libanais. Ce dernier a également affirmé que le marché irakien « est ouvert à la coopération afin d’atténuer les répercussions de l’embargo économique qui frappe le Liban ». En effet, en sus de la crise financière que traverse le pays depuis plus de deux ans, des tensions diplomatiques avec l’Arabie saoudite et certains pays du Golfe y ont entraîné un boycott des exportations libanaises ces derniers mois, asséchant encore plus une économie en berne.


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