Le président du syndicat des propriétaires de restaurants, boîtes de nuit, cafés et pâtisseries au Liban, Tony Rami, a estimé dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information que le taux d’occupation « des hôtels et des restaurants » dans le pays ne dépasse actuellement pas « 35 % » en moyenne, soulignant toutefois que certains établissements pouvaient afficher complet. Une contre-performance en période de fêtes que le syndicaliste a en partie attribuée à la perte du pouvoir d’achat de la classe moyenne dans un pays en crise et qui fait face à une forte dépréciation de sa monnaie (laquelle a perdu près de 95 % de sa valeur en deux ans) et à une montée de l’inflation en flèche (+201,07 % en rythme mensuel à fin novembre). Il a également évoqué l’absence de touristes européens et provenant des pays du Golfe – avec lesquels le Liban est en crise depuis le début de l’automne, sur fond de tensions diplomatiques entre Riyad et Beyrouth concernant le Hezbollah. Tony Rami a enfin considéré que le secteur ne réalisera « aucun profit » pendant cette période des fêtes principalement en raison de la crise et malgré les efforts déployés par les restaurateurs pour se conformer aux mesures sanitaires visant à limiter la propagation du coronavirus.
Économie - Tourisme
Le taux d’occupation des hôtels et des restaurants ne dépasse pas 35 %, selon Tony Rami
OLJ / le 28 décembre 2021 à 00h00


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Quand on demande au Liban des prix dignes d'hôtels 5 étoiles à Paris on ne fait pas le plein. Arnaquer les gens ne passe plus. Rien ne justifie une chambre d'hôtel à 250 usd par nuit et encore moins dans la banlieue de Beyrouth. Le maître mot des hôteliers pendant les fêtes c'est "mne'tefa" au lieu de pratiquer des prix normaux qui permettent un tourisme intérieur. Arnaquer pour survivre 1 mois de plus.
13 h 18, le 29 décembre 2021