L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne pourra visionner le contenu de caméras de surveillance sur un site nucléaire iranien qu’après une levée des sanctions sur la République islamique, a indiqué hier l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA). Quatre caméras de surveillance de l’AIEA, chargée de surveiller le programme nucléaire iranien, sont hors d’usage depuis juin sur le site Tesa, qui fabrique des centrifugeuses à l’ouest de Téhéran, après un « sabotage » attribué par Téhéran à Israël. L’Iran et l’AIEA se sont mis d’accord mercredi sur le remplacement de ces caméras. « Les caméras seront installées de manière à ce qu’elles prennent des vidéos qui seront stockées dans la mémoire des caméras », a affirmé à l’agence IRNA le porte-parole de l’OIEA Behrouz Kamalvandi. « Lorsqu’elles seront pleines, les cartes mémoire seront retirées et placées sous le contrôle conjoint de l’Iran et de l’agence (...) L’agence n’aura en aucun cas accès à ces informations avant la levée des sanctions », a-t-il ajouté. En 2018, les États-Unis s’étaient retirés de l’accord international conclu à Vienne en 2015 et destiné à limiter le programme nucléaire iranien en échange d’une levée de sanctions internationales contre l’Iran. Ils avaient alors réimposé et durci les sanctions contre Téhéran qui pèsent aujourd’hui lourdement sur l’économie iranienne.
Moyen-Orient - Iran
L’AIEA ne pourra visionner le contenu des caméras sans une levée des sanctions
OLJ / le 17 décembre 2021 à 00h00


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