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Société - Sports extrêmes

À 87 ans, il devient l’amateur de parapente le plus âgé du Liban

Nicolas Farah, peintre et antiquaire octogénaire, a défrayé la chronique cette semaine après la diffusion de vidéos sur lesquelles on le voit survoler la baie de Jounieh en parapente.

À 87 ans, il devient l’amateur de parapente le plus âgé du Liban

Nicolas Farah survolant la baie de Jounieh à bord d'un parapente. Du jamais vu pour un octogénaire au Liban. Photo Raja Saadé

Il fait sensation sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, et pour cause. Nicolas Farah, 87 ans, a réveillé la Toile après la diffusion de photos et de vidéos sur lesquelles on le voit survoler la baie de Jounieh en parapente, avec un moniteur. Du jamais-vu au Liban et au Moyen-Orient pour une personne de cet âge.

« J’ai dévalé une pente pour prendre de l’élan, malgré ma prothèse à la hanche, puis je me suis envolé », raconte Nicolas, un sourire rêveur aux lèvres. Cet octogénaire à l’âme de jeune homme s’était cassé le col du fémur il y a trois ans et a été équipé d’une prothèse depuis, mais rien n’aurait pu l’empêcher de se lancer dans le parapente, lui qui a été joueur de basket-ball et de tennis de table durant sa jeunesse.

« Je ne peux pas rester à ne rien faire », confie-t-il à L’Orient-Le Jour, comme pour justifier son énergie débordante. « Quand mon fils m’a mis au défi de faire du parapente, juste après avoir perdu contre moi à un tournoi de tennis de table, j’ai tout de suite accepté. Je n’ai peur de rien », lance Nicolas, encore fier de son exploit. Son expérience dans les airs, il en parle avec des étoiles dans les yeux. « J’ai senti que le ciel s’ouvrait devant moi, j’ai commencé à chanter, puis à prier. J’étais heureux. La vue était extrêmement belle de là-haut, le Liban est beau », souligne-t-il.


Nicolas Farah s’est vu décerner un trophée par l’École de parapente des Pyrénées pour son exploit. Photo Zeina Antonios

C’est son fils Roudy, fidèle compagnon de ses aventures, qui a orchestré l’envolée en parapente, sans rien dire à personne. « Mon père a toujours été sportif et il a gardé une énergie de jeune homme. Le jour J, nous n’avons averti personne. Sinon, ma mère aurait certainement appelé le médecin pour lui demander son avis », raconte Roudy. « La famille a eu peur. Tout le monde a d’abord cru qu’il avait sauté en parachute », confie pour sa part l’épouse de Nicolas, qui n’a été avertie qu’après la fin de l’aventure.

C’est avec Raja Saadé, moniteur au sein du Club thermique de parapente, que Nicolas Farah a effectué son vol. Il n’en revient toujours pas du courage de son client. « J’étais un peu inquiet au début. Je ne savais pas s’il pouvait courir comme il faut au décollage, j’avais peur aussi pour l’atterrissage. Mais il s’en est très bien tiré au final », se réjouit Raja Saadé. « Nous n’avons jamais eu un client de son âge. Les plus âgés à faire du parapente au Liban ont la soixantaine en général. Nombreux sont ceux qui sont crispés pendant le vol, même à 20 ans. Lui était très calme et confiant », ajoute-t-il.

Bientôt le « Guinness Book » ?

L’exploit de cet octogénaire pas comme les autres lui a valu les éloges de l’École de parapente des Pyrénées qui lui a offert un trophée. Il a également reçu des appels des quatre coins de la planète, de la part d’amis mais aussi de médias libanais et étrangers. « J’ai reçu des félicitations du monde entier, mais aucun officiel libanais n’a daigné me contacter », note Nicolas Farah, dont le prochain défi est d’exposer ses tableaux. Car avant d’être un amoureux de sensations fortes, Nicolas est peintre et antiquaire depuis les années 70. « Nous sommes antiquaires de père en fils dans la famille, raconte cet amoureux des arts, qui continue de travailler dans sa boutique à Jounieh. Je n’ai pas pris ma retraite, je ne pourrai jamais arrêter de travailler », confie-t-il. Nicolas a étudié la peinture à l’Académie des beaux-arts à Paris, mais il n’a jamais exposé ses œuvres. « Je me suis concentré sur mon métier d’antiquaire. Mais j’aimerais exposer mes tableaux maintenant », confie Nicolas, qui signe sous le nom de Nicolasso pour se démarquer.

Mis à part ses projets artistiques, il espère pouvoir intégrer le Guinness Book des records pour son vol en parapente. « Ce serait bien si le Liban s’activait pour soutenir la candidature de mon père. C’est l’homme le plus âgé du Liban et du Moyen-Orient à avoir tenté le parapente », lance Roudy. Nicolas Farah, lui, se dit prêt à recommencer. « Je suis prêt à m’envoler à nouveau, parce que je n’ai peur de rien. J’aurais tellement aimé faire du parapente quand j’étais plus jeune, mais ça n’existait pas encore à l’époque », lance-t-il.

Il fait sensation sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, et pour cause. Nicolas Farah, 87 ans, a réveillé la Toile après la diffusion de photos et de vidéos sur lesquelles on le voit survoler la baie de Jounieh en parapente, avec un moniteur. Du jamais-vu au Liban et au Moyen-Orient pour une personne de cet âge.« J’ai dévalé une pente pour prendre de l’élan, malgré ma...
commentaires (3)

Bravo Papi..! Genial.. J' aimerai voir un des gros bonnets de la republique ( bananiere) sauter.... Sans parapente !

LeRougeEtLeNoir

17 h 08, le 10 décembre 2021

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Bravo Papi..! Genial.. J' aimerai voir un des gros bonnets de la republique ( bananiere) sauter.... Sans parapente !

    LeRougeEtLeNoir

    17 h 08, le 10 décembre 2021

  • Mais c’est le moniteur qui a fait le boulot!!

    Zebouni Joelle

    13 h 39, le 10 décembre 2021

  • Mais C’est le moniteur qui a fait le boulot!! En quoi est-ce un exploit?

    Zebouni Joelle

    13 h 38, le 10 décembre 2021

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