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Politique - Crise politique

Aoun : Appels en cours pour une reprise des réunions du gouvernement

En tournée dans le Golfe, MBS évoque le dossier libanais.

Aoun : Appels en cours pour une reprise des réunions du gouvernement

Le chef de l’État, Michel Aoun, s’entretenant avec la coordinatrice spéciale des Nations unies au Liban, Joanna Wronecka, hier au palais présidentiel de Baabda. Photo tirée du compte Twitter de la présidence @LBpresidency

Le chef de l’État, Michel Aoun, a assuré hier que « des appels sont en cours afin d’éliminer les entraves à la reprise des réunions du Conseil des ministres », la dernière remontant au 12 octobre, en raison du boycott des ministres chiites qui exigent que le juge Tarek Bitar, en charge de l’instruction sur le drame du 4 août 2020, soit dessaisi. Lors d’une réunion avec la coordinatrice spéciale des Nations unies au Liban, Joanna Wronecka, le président Aoun a assuré que « des appels sont en cours afin d’éliminer les entraves à la reprise des réunions du gouvernement », affirmant à nouveau que « les parties politiques ne doivent pas interférer dans le travail du pouvoir judiciaire, notamment dans l’enquête sur les explosions au port de Beyrouth ». M. Aoun a dans ce contexte rappelé la nécessité de « respecter le principe de séparation des pouvoirs, dicté par la Constitution ».

S’exprimant au sujet des élections législatives de 2022, le chef de l’État a affirmé que « des préparatifs sont en cours afin d’organiser le scrutin au printemps prochain », selon un communiqué publié par le bureau de presse de la présidence. « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ou de prendre en considération les rumeurs qui circulent sur certains médias », a-t-il ajouté, assurant « faire face à toute tentative d’ingérence dans les élections de la part de parties extérieures qui vise à influencer les choix des électeurs ». Ces assurances interviennent alors que le Courant patriotique libre, dirigé par le gendre du président, Gebran Bassil, a présenté le 17 novembre dernier un recours en invalidation devant le Conseil constitutionnel contre les amendements apportés à la loi électorale pour la tenue du scrutin le 27 mars et le vote des émigrés pour 128 sièges, faisant craindre un report des élections.

MBS et le dossier libanais

Malgré les propos se voulant optimistes de la part de certains responsables, le gouvernement Mikati n’est toujours pas parvenu à sortir de l’impasse et aucune réunion n’est vraisemblablement prévue avant la fin de l’année. Et ce, malgré l’initiative franco-saoudienne lancée samedi par le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane, et le président français Emmanuel Macron pour débloquer la crise diplomatique entre le pays du Cèdre et ceux du Golfe, causée par les propos polémiques de Georges Cordahi, ex-ministre de l’Information, sur le rôle de Riyad dans la guerre du Yémen. Cette initiative comprend la création d’un « mécanisme de soutien humanitaire franco-saoudien » qui serait financé par l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe, en plus d’un engagement sur la restauration des relations entre Beyrouth et Riyad qui est toutefois lié à certaines conditions. Le rétablissement des relations est toutefois lié à certaines conditions, notamment « la nécessité de limiter la possession d’armes aux institutions légales de l’État », pouvait-on lire dans le communiqué conjoint franco-saoudien, dans ce qui vise clairement le Hezbollah. Hier, lors d’une tournée dans le Golfe, MBS a évoqué le dossier libanais avec ses interlocuteurs, notamment l’importance de lancer des réformes et de limiter la mainmise du Hezbollah sur les décisions de l’État. Dans un communiqué conjoint saoudo-émirati, publié à l’issue d’une réunion entre le prince saoudien et son homologue émirati, Mohammad ben Zayed al-Nahyane, les deux pays ont exhorté le Liban à opérer les réformes économiques et politiques à même de le sortir de la pire crise économique de son histoire. Ils ont encore exhorté à ce que les armes soient « limitées aux institutions légitimes de l’État » et à ce que le pays du Cèdre ne soit pas « le point de départ d’opérations terroristes commises par des groupes qui visent la sécurité et la stabilité de la région, comme le Hezbollah terroriste ». Le Liban ne doit pas non plus devenir, selon eux, une « plateforme pour le trafic de drogue », selon le texte du communiqué publié par l’agence officielle saoudienne SPA. Plus tôt dans la journée, un communiqué très similaire avait été publié par l’Arabie et Oman, à l’issue d’une réunion entre MBS et le sultan d’Oman, Haïtham ben Tarek. Toutefois, le texte publié à l’issue de la rencontre à Mascate ne faisait pas ouvertement allusion au parti pro-iranien.


Le chef de l’État, Michel Aoun, a assuré hier que « des appels sont en cours afin d’éliminer les entraves à la reprise des réunions du Conseil des ministres », la dernière remontant au 12 octobre, en raison du boycott des ministres chiites qui exigent que le juge Tarek Bitar, en charge de l’instruction sur le drame du 4 août 2020, soit dessaisi. Lors d’une réunion...

commentaires (3)

Le président "fort" est plus faible que jamais.

Esber

15 h 57, le 10 décembre 2021

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Commentaires (3)

  • Le président "fort" est plus faible que jamais.

    Esber

    15 h 57, le 10 décembre 2021

  • Il ne faut jamais oublier qu'au Liban, "vox Dei pars, vox Dei!" Si le parti de Dieu dit vouloir déboulonner le juge Bitar, il sera fait selon sa volonté!

    Georges MELKI

    12 h 36, le 09 décembre 2021

  • Prenez garde les libanais car Aoun vient de déclarer pour la nième fois qu’il est pour la séparation des pouvoirs et que la justice ne devrait pas être politisée après avoir déclaré qu’il se soumettrait à la volonté de la majorité parlementaire. Sérieux le mec, des annonces contradictoires à deux jours d’intervalle sans l’ombre d’une honte ou de ridicule. Ensuite il vient vous assurez qu’il empêchera toute tentative de bloquer ou d’empêcher les élections pendant que son gendron œuvre à faire le contraire. Si ça n’est pas de la sénilité ça y ressemble, ou alors c’est qu’il a perdu la boule et ça n’est guère rassurant pour les libanais qui ont comme jamais besoin d’un homme fort et saint d’esprit à la tête de leur pays pour les sortir de cet enfer qu’il a concocté pour eux, tout en en leur promettant le paradis. Du Aoun tout craché.

    Sissi zayyat

    12 h 01, le 09 décembre 2021

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