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Économie - Bourse

Pékin dément envisager d’interdire à ses entreprises d’être cotées à Wall Street

La Chine a démenti hier des informations de l’agence financière Bloomberg affirmant qu’elle envisage d’interdire à ses entreprises d’être cotées à Wall Street en mettant fin à une faille juridique par laquelle ses géants technologiques ont levé des milliards de dollars. Bloomberg, en citant des sources proches du dossier, avait affirmé que Pékin s’apprêterait à interdire à ses entreprises de recourir à la structure de sociétés miroir (VIE), via une nouvelle version des règles en matière de cotation à l’étranger, susceptible d’être finalisée avant la fin 2021. Mais la Commission des opérations de bourse chinoise a démenti.

Pékin interdisant déjà à ses groupes privés d’être détenus par des capitaux étrangers, certains ont contourné la difficulté ces dernières années en créant des sociétés miroir appelées VIE, pour « variable interest entity » en anglais. Ces VIE leur ont permis de s’introduire en fanfare à Wall Street, à l’instar d’Alibaba qui avait battu tous les records en 2014 en levant 25 milliards de dollars sur la place new-yorkaise. Mais Pékin a entrepris depuis un an de réduire la voilure de ses géants technologiques, bloquant fin 2020 une autre introduction en Bourse géante qu’Alibaba prévoyait d’organiser à Hong Kong et Shanghai au profit de sa filiale de paiements en ligne, Ant Group.

Dans un contexte de nationalisme économique exacerbé, le régime communiste encourage ses entreprises à se coter sur le marché national. La Chine vient d’ouvrir une nouvelle Bourse à Pékin, destinée aux PME, particulièrement celles actives dans les nouvelles technologies. Pékin redoute aussi que des données cruciales accumulées par ses géants technologiques ne partent à l’étranger.

L’article de Bloomberg affirmait que le changement devrait être inclus dans le projet de règles de cotation étrangère qui pourrait être finalisé dès ce mois-ci. L’agence financière précisait cependant que les entreprises utilisant des VIE pourraient toujours bénéficier d’IPO (entrées en Bourse) à Hong Kong tant qu’elles satisferaient les autorités de réglementation et que les règles étaient encore à l’état de projet pouvant être modifié. Au cours de la dernière année, la Chine s’est lancée dans une vaste répression réglementaire qui a anéanti les IPO et frappé les grandes entreprises alors que le gouvernement cherche à freiner leur influence.


La Chine a démenti hier des informations de l’agence financière Bloomberg affirmant qu’elle envisage d’interdire à ses entreprises d’être cotées à Wall Street en mettant fin à une faille juridique par laquelle ses géants technologiques ont levé des milliards de dollars. Bloomberg, en citant des sources proches du dossier, avait affirmé que Pékin s’apprêterait à interdire...

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