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Moyen-Orient - Soudan

Grenades lacrymogènes sur des manifestants près du palais présidentiel à Khartoum

Les forces de sécurité soudanaises ont tiré hier des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants qui réclamaient une nouvelle fois à Khartoum un transfert aux seuls civils du pouvoir qu’ils partagent actuellement avec les militaires. Ces violences ont eu lieu aux abords du palais présidentiel, l’ancien QG du dictateur Omar al-Bachir renversé par l’armée sous la pression d’une révolte populaire en 2019 et depuis devenu siège des autorités de transition chapeautées par le général Abdel Fattah el-Burhane, auteur du putsch du 25 octobre. Ce jour-là, le Soudan entrait dans l’inconnu et surtout dans une spirale de violences qui a déjà fait 43 morts et des centaines de blessés dans la répression. Près d’un mois plus tard, un accord était signé le 21 novembre au plus haut niveau : le Premier ministre civil Abdallah Hamdok retrouvait son poste, alors que la mainmise de l’armée et du général Burhane en particulier était consacrée, au moins jusqu’aux élections promises en juillet 2023. Depuis le 22 novembre, aucun manifestant n’a été tué – l’un d’eux a succombé mardi à des « coups de bâtons sur le crâne par les forces de sécurité », selon un syndicat de médecins prodémocratie. Mais de nombreuses organisations de la société civile, des ministres évincés par le putsch et de nombreux manifestants ne cessent de dénoncer l’accord du 21 novembre, vu par la communauté internationale comme un premier pas vers le retour à la démocratie.


Les forces de sécurité soudanaises ont tiré hier des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants qui réclamaient une nouvelle fois à Khartoum un transfert aux seuls civils du pouvoir qu’ils partagent actuellement avec les militaires. Ces violences ont eu lieu aux abords du palais présidentiel, l’ancien QG du dictateur Omar al-Bachir renversé par l’armée sous la pression...

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