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Moyen-Orient - Conflit

La guerre au Yémen aura fait 377 000 morts d’ici à la fin 2021, avertit l’ONU

Selon le PNUD, « 1,3 million de personnes » sont menacées si un accord de paix n’est pas conclu d’ici à... 2030.

La guerre au Yémen aura fait 377 000 morts d’ici à la fin 2021, avertit l’ONU

Des enfants yéménites dans le camp de déplacés d’al-Wara, le 21 novembre, 2021. Fawaz Salman/Reuters

La guerre du Yémen, qui dure depuis sept ans, aura causé la mort de 377 000 personnes, victimes directes et indirectes du conflit, d’ici à la fin de l’année 2021, a indiqué hier l’ONU dans un rapport.

Près de 60 % des décès, soit environ 227 000 personnes, sont dus aux conséquences indirectes du conflit, telles que le manque d’eau potable, la faim et les maladies, selon ce document du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cela signifie, selon ces estimations, que les combats auront tué 150 000 personnes à la fin de cette année.

Le conflit oppose les rebelles houthis soutenus par l’Iran aux forces du gouvernement yéménite, appuyées depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite. Sept années de guerre ont eu « des effets catastrophiques sur le développement de la nation », selon le PNUD, qui ajoute que « l’accès aux soins de santé est limité ou inexistant » et que « l’économie est sur le point de s’effondrer ».

La plupart des victimes indirectes sont des « enfants particulièrement vulnérables à la malnutrition et la sous-nutrition », indique le PNUD. « En 2021, une enfant yéménite de moins de cinq ans meurt toutes les neuf minutes en raison du conflit », est-il écrit.

La pire catastrophe humanitaire

Selon le PNUD, « 1,3 million de personnes » sont menacées de mort si un accord de paix n’était pas conclu d’ici à 2030. « Une proportion croissante de ces décès se produira en raison des conséquences indirectes que la crise exerce sur les moyens de subsistance, les prix des denrées alimentaires et la détérioration des services de base, tels que la santé et l’éducation », est-il indiqué.

L’escalade des combats, y compris les batailles de chars et les bombardements réguliers par des avions et des drones, a détruit dans certaines zones même les infrastructures les plus élémentaires, poursuit le rapport.

Des millions de personnes sont au bord de la famine, les deux tiers des Yéménites dépendant de l’aide humanitaire, selon l’ONU.

« Le Yémen est la pire et la plus grande catastrophe humanitaire au monde, et cette catastrophe continue de s’aggraver », a rappelé l’ONU et « plus de 80 % de la population a besoin d’une aide humanitaire ».

Des « millions de Yéménites continuent de souffrir du conflit, pris au piège de la pauvreté, avec peu de possibilités de trouver un travail et un moyen de subsistance », a déclaré Achim Steiner, administrateur du PNUD.

L’organisation avait déjà rappelé que le niveau de développement du Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, avait reculé de deux décennies en raison du conflit.

Intensification des combatsw

Alors que le PNUD espérait atteindre pour le pays le « statut de revenu intermédiaire d’ici à 2050 » si la guerre s’arrêtaitimmédiatement, peu de signes sur le terrain semblent aller dans ce sens.

Ces dernières semaines, les combats se sont intensifiés sur plusieurs fronts. Des sources proches des houthis affirment que près de 15 000 de leurs combattants ont été tués depuis le seul mois de juin près de la ville stratégique de Ma’rib, dernier bastion majeur du gouvernement dans le nord riche en pétrole du Yémen.

Deux responsables militaires du gouvernement yéménite ont déclaré que plus de 1 200 de leurs combattants ont été tués dans cette zone au cours de la même période.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit mardi « extrêmement inquiet de la sûreté et de la sécurité des civils dans la province de Ma’rib, dont les déplacés », estimés à « un million ».

« Plus de 40 000 personnes ont dû fuir Ma’rib depuis septembre », a déclaré à Genève la porte-parole du HCR, Shabia Mantoo. « De nombreux nouveaux déplacés souffrent de diarrhée aiguë, de malaria et d’infections respiratoires aiguës », a-t-elle ajouté.

Mi-novembre, les rebelles houthis ont pris le contrôle d’une vaste zone au sud de Hodeida, une ville portuaire stratégique de l’Ouest yéménite essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire.

Source : AFP


La guerre du Yémen, qui dure depuis sept ans, aura causé la mort de 377 000 personnes, victimes directes et indirectes du conflit, d’ici à la fin de l’année 2021, a indiqué hier l’ONU dans un rapport.Près de 60 % des décès, soit environ 227 000 personnes, sont dus aux conséquences indirectes du conflit, telles que le manque d’eau potable, la faim et les maladies,...

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