Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, fait l’objet d’enquêtes notamment en France, en Suisse et au Royaume-Uni. Photo d’archives Joseph Eid/AFP
Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, qui s’en prend régulièrement au gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a critiqué hier le fait que la justice libanaise ne poursuive pas le patron de la banque centrale alors que celui-ci fait l’objet d’enquêtes notamment en France, en Suisse et au Royaume-Uni.
M. Salamé fait, en réalité, l’objet d’une enquête au Liban pour « détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment d’argent et évasion fiscale ». Des chefs d’accusation dont les peines associées peuvent aller jusqu’à 10 ans de prison, selon une source judiciaire proche de l’enquête. L’enquête libanaise a été ouverte par le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, suite à une instruction judiciaire menée par le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) pour soupçons de « blanchiment d’argent aggravé en lien avec de possibles détournements au préjudice de la Banque du Liban ». Le gouverneur a toujours rejeté les accusations portées contre lui.
Dans ce contexte, un porte-parole du pouvoir judiciaire luxembourgeois a confirmé hier sous anonymat à l’agence Reuters que le Luxembourg a « ouvert une enquête criminelle en relation avec le gouverneur de la banque centrale et ses compagnies et avoirs ». Ce porte-parole, qui a transmis cette information par e-mail à l’agence, n’apporte pas plus de détails concernant cette enquête. Un porte-parole de Riad Salamé a affirmé à Reuters que le gouverneur de la BDL « n’a été informé d’aucune enquête contre lui au Luxembourg » et a refusé de faire d’autres commentaires sur cette question. Une source proche du dossier a pour sa part confirmé à L’Orient-Le Jour que l’enquête au Luxembourg a bel et bien été ouverte « il y a quelque temps » et fait suite à une coopération informelle entre les autorités du duché et d’autres pays européens.
Riad Salamé est visé par des enquêtes en Suisse, au Royaume-Uni et en France. Une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs » et « blanchiment en bande organisée » a ainsi été ouverte contre lui par les autorités françaises, afin notamment de faire la lumière sur l’origine de son vaste patrimoine immobilier dans l’Hexagone.


Tous ces vendus sont pointés du doigt pour extorsion de fonds publiques et personne comme par hasard ne demande leur licenciement en attendant leur jugement. Ils continuent à manipuler la justice et les lois puisqu’ils détiennent tous les documents et preuves que leur fonction leur autorise. Personne ne trouve à redire. Gendron peut bien monter au créneau pour demander que justice soit faite oui et pour une fois nous sommes d’accord avec lui, mais à condition qu’elle le soit pour tout le monde à commencer par lui, sanctionné par les instances américaines aucun juge n’a trouvé bon de l’interpeler au Liban pour démêler le vrai du faux et pour enfin connaître les montants pillés et juger les voleurs, qui qu’ils soient. En plus il l’a ramène.
13 h 05, le 17 novembre 2021